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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 21:22

O mon Dieu, Trinité que j’adore,
Aidez-moi à m’oublier entièrement
pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité.
Que rien ne puisse troubler ma paix,
ni me faire sortir de vous, ô mon immuable,
mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.
Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi,
tout adorante, toute livrée à votre action créatrice.

 

O mon Christ aimé, crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre cœur,
je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu’à en mourir !
Mais je sens mon impuissance
et je vous demande de me “revêtir de vous-même”,
d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme,
de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre vie.
Venez en moi comme adorateur, comme réparateur et comme sauveur.

 

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter,

je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de vous.
Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances,
je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière;
ô mon astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

 

O feu consumant, Esprit d’amour,
survenez, en moi, afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe :
que je lui sois une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son mystère.

Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature,
“couvrez-la de votre ombre”, ne voyez en elle que le “ Bien-aimé
en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ”.

 

O mes trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, immensité où je me perds,
je me livre à vous comme une proie.
Ensevelissez-vous en moi pour que je m’ensevelisse en vous,
en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 04:14

Quelques lecteurs nous ont signalé dans notre blog la présence d’espaces de publicité dérangeants. Notre blog, avec lequel nous essayons de aider un peu les âmes qui sont dans le besoin, est gratuit et nous n’avons donc pas les moyens de résoudre le problème, veuillez nous excuser de cela. Nous recommandons l’utilisation de programmes gratuits qui bloquent la publicité sur Internet.

Merci beaucoup de votre aide et de votre compréhension.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 20:19
L’Epiphanie et l’Eucharistie

Et ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ”.

L’or, qui est le tribut destiné aux rois; la myrrhe, qui honore la sépulture des grands ; l’encens, emblème de l’hommage que nous rendons à Dieu. Ou plutôt ces trois dons représentent toute l’humanité aux pieds de l’Enfant Dieu : l’or, c’est la puissance et la richesse ; la myrrhe, c’est la souffrance ; l’encens, c’est la prière.

Aussi la loi du culte eucharistique a commencé à Bethléem pour se perpétuer au cénacle de l’Eucharistie. Les rois ont commencé : nous devons continuer leurs hommages. Il faut à Jésus sacramentel de l’or, parce qu’il est le Roi des rois ; il lui faut de l’or parce qu’il a droit à un trône plus splendide que celui de Salomon ; il lui faut de l’or pour ses vases sacrés, pour son autel. Est-ce donc que l’Eucharistie ne sera pas mieux traitée que l’Arche, faite de l’or le plus pur, faite de l’or donné par le peuple fidèle?

Il faut à Jésus-Hostie de la myrrhe, non pour lui, car il a consommé son sacrifice sur la croix, et la résurrection a glorifié son corps divin et son tombeau sacré. Mais, s’étant constitué sur l’autel notre victime perpétuelle, cette victime a besoin de souffrir, mais en nous, par nous, qui sommes ses membres : nous la complétons et nous lui donnons sa vraie qualité actuelle de victime immolée.

L’encens aussi lui est dû. Le prêtre lui en offre tous les jours. Mais il veut de plus l’encens de nos adorations, afin de nous rendre en retour ses bénédictions et ses grâces.

Que nous sommes donc heureux de pouvoir, par l’Eucharistie, partager le bonheur de Marie, des Mages et des premiers disciples qui donnèrent à Jésus-Christ ! Nous avons là encore la pauvreté de Bethléem à secourir. Oh! Oui, tous les biens de la grâce et de la gloire nous viennent de la divine Eucharistie ; ils ont pris leur source à Bethléem, devenue le ciel de l’amour ; ils se sont accrus pendant toute la vie du Sauveur ; et tous ces fleuves de grâces, de vertus, de mérites, se sont jetés dans cet océan du Sacrement adorable en qui nous les avons dans toute leur plénitude.

Mais nos devoirs découlent aussi de l’Eucharistie ; l’amour de l’Eucharistie nous oblige à un généreux retour. Les Mages sont nos modèles, les premiers adorateurs ; restons dignes de leur foi royale envers Jésus-Christ ; soyons les héritiers de leur amour, et un jour nous le serons de leur gloire.

 

“ La divine Eucharistie ” du vénérable Pierre-Julien Eymard

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 20:52

Mgr Robert F. McKenna O.P.

8 juillet 1927 - 16 décembre 2015

Requiescat in pace

 

Mgr Robert F. McKenna, religieux dominicain et évêque catholique, est décédé hier aux Etats-Unis à l’âge de 88 ans.

Mgr McKenna a été ordonné prêtre dans l’Ordre dominicain en 1958 par le cardinal Amleto Cicognani (1883-1973) et il a reçu la consécration épiscopale, le 22 août 1986 à Raveau, de Mgr Guérard des Lauriers o.p., parce qu’il partageait la “Thèse de Cassiciacum” du grand théologien dominicain français sur la vacance du Siège Apostolique.

Ami de l’Institut Mater Boni Consilii, il nous a soutenu plusieurs fois en venant administrer les sacrements malgré le long voyage jusqu’en Europe. Il est venu à Verrua la première fois en 1991 (pour l’ordination de l’abbé Giugni), puis en 1994 (pour l’ordination de l’abbé Cazalas), en 1996 en Belgique (pour l’ordination de l’abbé Stuyver) et enfin en 2002 il avait conféré le sacre épiscopal à Mgr Geert Stuyver, pour assurer la continuité du sacerdoce catholique.

L’Institut se souviendra avec beaucoup d’affection de sa bonté et charité, et de sa fidélité à la bonne doctrine. Bien certainement le suffrage de nos prières ne lui manqueront pas et nous recommandons sa belle âme aux prières de nos fidèles et de nos amis: Da nobis, Domine, ut animam famuli tui Roberti Fidelis Episcopi, quam de hujus saeculi eduxisti laborioso certamine, Sanctorum tuorum tribuas esse consortem (Missel romain).

Requiescat in pace.

http://www.sodalitium.eu/

+ Mgr Robert F. McKenna O.P.
+ Mgr Robert F. McKenna O.P.
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 19:57
Prière de Saint Alphonse de Liguori “ Ô très pure Colombe toute blanche ”

Ô mon immaculée maîtresse, je me réjouis avec vous de vous voir enrichie d'une si grande pureté. Je remercie, et je me propose de remercier toujours notre commun Créateur de vous avoir préservée de toute tache de péché, comme j'en ai la conviction ; et pour défendre le grand, le singulier privilège de votre Immaculée Conception, je suis prêt et je m'engage à donner au besoin ma vie. Je voudrais que tout le monde vous appréciât et vous reconnût pour cette belle Aurore, toujours ornée de la divine lumière, pour cette arche choisie du salut, délivrée du commun naufrage du péché ; pour cette colombe parfaite et immaculée, suivant les expressions de votre divin Epoux ; pour ce jardin fermé, qui fut les délices de Dieu ; pour cette fontaine scellée, où le démon ne pénétra jamais pour la troubler ; pour ce lis, enfin, éclatant de blancheur, qui, vous élevant parmi les épines des enfants d'Adam, lesquels naissent tous souillés de péchés et ennemis de Dieu, êtes née pure, sans tache, et aimée de votre Créateur. Permettez-moi de vous louer encore comme Dieu lui-même vous a louée. Ô très pure colombe toute blanche, toujours amie de Dieu. Ô très douce, très aimable, immaculée Marie, vous qui êtes si belle aux yeux de votre Seigneur, ne dédaignez pas de fixer vos regards miséricordieux sur les plaies qui souillent mon âme. Regardez-moi, prenez pitié de moi, guérissez-moi. Aimant des cœurs, attirez à vous mon cœur misérable, vous qui, dès le premier moment de votre vie, avez paru belle et pure devant Dieu ; ayez compassion de moi, qui non seulement suis né dans le péché, mais qui ai, depuis mon baptême, souillé mon âme de nouvelles fautes. Ce Dieu, qui vous a choisie pour sa Fille, pour sa Mère, pour son Épouse ; qui vous a en conséquence préservée de toute tache et préférée dans son amour à toutes les créatures, quelle grâce pourrait-il vous refuser ? Vierge immaculée, sauvez-moi, vous dirai-je avec saint Philippe de Néri. Faites que je me souvienne toujours de vous, et vous, ne m'oubliez pas. Il me semble que dix siècles me séparent de l'heureux moment où j'irai contempler votre beauté en Paradis, pour vous louer et vous aimer davantage, ma Mère, ma Reine, ma bien-aimée, très belle, très douce, très pure et immaculée Marie. Amen.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:11
Mois d’Octobre, Mois du Très Saint Rosaire

“ O Dieu, dont le Fils unique, par sa vie, sa mort et sa résurrection, nous a mérité les récompenses du salut éternel, faites que, méditant ses mystères dans le très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous mettions à profit les leçons qu’ils contiennent afin d’obtenir ce qu’ils nous font espérer ” (collecte de la fête du T. S. Rosaire de la B. V. M.).

 

Plus nous connaîtrons le Christ, plus nous approfondirons les mystères de sa personne et de sa vie, plus nous étudierons, dans la prière, les circonstances et les détails que sa Révélation nous en a livrés, plus aussi notre piété sera vraie et notre sainteté solide.

Notre piété doit être basée sur la foi et sur la connaissance que Dieu nous a donnée des choses surnaturelles et divines. Une piété qui n’est fondée que sur le sentiment est aussi fragile et aussi éphémère que le sentiment qui lui sert de base: c’est une maison bâtie sur le sable et qui s’écroule à la première secousse. Au contraire, quand notre piété est basée sur la foi, sur des convictions qui résultent elles-mêmes d’une connaissance profonde des mystères de Jésus, seul vrai Dieu avec son Père et leur commun Esprit, elle est comme un édifice bâti sur le roc, c’est-à-dire inébranlable; Fundata enim erat super petram (Matth. VII, 25).

De plus cette connaissance est pour nous une source intarissable de joie.

La joie est le sentiment qui naît dans une âme, consciente du bien possédé. Le bien de notre intelligence est la vérité; plus cette vérité est abondante et lumineuse, plus la joie de l’esprit est profonde.

Le Christ nous apporte la vérité, il est la vérité même, vérité pleine de douceur qui nous montre la munificence de notre Père des cieux; du sein du Père où il vit toujours, le Christ nous révèle les secrets divins (Jean XIV, 6) que nous possédons par la foi. Quel festin, quel rassasiement, quelle joie pour l’âme de contempler Dieu, l’Être infini et ineffable, dans la personne du Christ Jésus; d’écouter Dieu dans les paroles de Jésus; de regarder les gestes divins, de pénétrer dans leur mystère pour y boire, comme à la source, la vie même de Dieu: Ut impleamini in omnem plenitudinem Dei!

 

O Christ Jésus, notre Dieu et notre Rédempteur, révélation du Père, notre frère aîné et notre ami, faites que nous vous connaissions! Purifiez les yeux de notre cœur pour que nous puissions vous contempler avec joie; faites taire le bruit des créatures pour que nous puissions vous suivre sans obstacle. Révélez-vous vous-même à nos âmes comme vous le faisiez aux disciples d’Emmaüs, en leur expliquant les pages sacrées qui parlaient de vos mystères, et nous sentirons nos cœurs remplis d’ardeur (Luc. XXIV, 32) pour vous aimer et s’attacher à vous!

 

(Dom Marmion, Le Christ dans ses mystères)

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 20:43
La Sainte Trinité

O Trinité! Éternelle Trinité! Ô Feu, ô abîme d’amour! Flamme d’amour! Ne suffisait-il pas de nous créer à votre image et ressemblance, de nous faire renaître à la grâce dans le sang de votre Fils? Fallait-il encore nous donner toute la Trinité en nourriture! C’est votre amour qui l’a voulu. O Trinité éternelle! Non seulement vous avez donné votre Verbe dans la Rédemption et dans l’Eucharistie, mais vous vous êtes donnée tout entière par amour pour votre créature. Oui, l’âme vous possède parce que vous êtes la Bonté suprême (Sainte Catherine de Sienne).

 

Tout entière, l’adorable Trinité habite le cœur du communiant. Jésus nous l’avait annoncé: Si quelqu’un m’aime, mon Père l’aimera et nous viendrons en lui et nous ferons en lui notre demeure (S. Jean, XIV, 23).

Notre âme devient un sanctuaire témoin d’ineffables merveilles. Car les Trois divines Personnes ne restent pas inactives dans le communiant: le Père y engendre son Fils, le Père et le Fils y produisent l’Esprit-Saint.

Eternellement, le Père énonce une Parole, semblable et égale à lui-même, dans laquelle il se dit tout entier. Parole essentielle et vivante qui est son Verbe. Voyant ce Verbe, son Image, sa Lumière, sa Pensée, sa Gloire, forme de son visage, splendeur équivalente de toutes ses perfections, vivant miroir de son être et fruit de son amour, le Père l’aime d’un amour sans bornes. Le Verbe rend un amour semblable, également éternel et infini, à son Père. Amour unique quoique mutuel, vivant et subsistant, embrassement, étreinte, baiser ineffable qui les consomme dans l’unité de l’Esprit-Saint.

C’est le grand mystère, celui dont la contemplation inonde les anges de gloire, de beauté et de bonheur. Ces puissantes intelligences, qui découvrent d’un coup les profondeurs de la création entière, peuvent fixer le mystère des Trois divines Personnes éternellement, sans qu’elles ne l’épuisent jamais et sans qu’elles rassasient la faim de leur désir. Leur regard, profond et rapide, découvre inlassablement dans l’abîme de la vie divine des perfections toujours nouvelles qu’ils contemplent avec ravissement et chantent avec transport.

Voilà le mystère que nous apporte la communion.

...L’âme du communiant devient comme le ciel de la Trinité. Dans mon âme comme dans le ciel, le Père énonce son éternelle parole, il engendre son Fils et lui redit en me le donnant: Aujourd’hui, je t’ai engendré... Tu es mon Fils bien-aimé: en toi j’ai mis toutes mes complaisances (Ps. II, 7; S. Luc, III, 22).

Dans mon âme, maintenant, le Père et le Fils échangent leurs mutuelles tendresses, ils se tiennent dans cette étreinte inénarrable, ils se donnent cet embrassement vivant, ce baiser ineffable, leur amour s’exhale en ce souffle brûlant, torrent de flamme, qui est l’Esprit-Saint.

Je suis associé à cette vie qui m’est donnée, aux ineffables relations d’amour des Trois divines Personnes.

Jésus m’entraîne dans ses tendresses filiales pour son Père. Il me fait pénétrer dans son cœur, il m’enveloppe de son âme brûlante d’amour afin qu’en lui, avec lui et par lui j’aime son Père qui est mon Père. Il m’apprend à l’adorer, à le louer, à l’aimer, à me livrer comme lui-même se livre, à dire avec lui: Me voici, je viens, ô Père, pour faire ta volonté sainte... Je confie mon âme entre tes mains (Ps. XXXIX, 8; XXX, 8). Et Jésus prie son Père de m’admettre dans le mystère de l’amour des Trois: Père saint, je prie pour que, eux aussi, ils soient un en nous (S. Jean, XVII, 21).

Le Père, à son tour, m’entraîne dans les complaisances infinies à l’égard de son Fils. Personne ne vient à moi, dit Jésus, si mon Père ne l’entraîne (Ibid., VII, 44). Il ajoute: Mon Père m’a aimé (Ibid., XV, 9). Et de quel amour! D’une tendresse qui n’a pas de nom et dépasse toute mesure. Et Jésus demande encore et obtient ma participation à cette ineffable tendresse: Père saint, que l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux! (S. Jean, XVII, 26).

Ainsi conduit au Père par Jésus et à Jésus par le Père, entraîné dans leur mutuel amour, je suis dans l’Esprit-Saint, Mouvement éternel de l’amour du Père et du Fils.

C’est dans l’Esprit-Saint, ô Père, que vous me menez à Jésus. C’est dans l’Esprit-Saint, ô Jésus, que vous me conduisez à notre Père: il est votre Don. Parce qu’il est votre union et votre consommation, le sceau de votre unité, il est mon union, ma consommation, le sceau de mon unité en vous. Il m’enseigne tout (Ibid., XIV, 26). Il achève de tout me livrer. Avec vous, ô Jésus, en vous attirant, il m’attire dans le Père. Avec vous, ô Père, en vous attirant, il m’attire en Jésus. Il m’entraîne et me possède. Il me fait un avec vous. C’est par lui qu’achève de se réaliser votre prière suprême, ô Jésus, Maître adoré:

Père saint, je prie pour tous ceux qui croiront en moi: qu’ils soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous. Eux aussi, qu’ils soient un en nous... Je leur ai donné la gloire que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et vous en moi, qu’ils soient consommés en un et que le monde connaisse... que vous les avez aimés comme vous m’avez aimé (Ibid., XVII, 20-23).

(L’Eucharistie à la Trinité’, M.-V. Bernadot)

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 10:12

Presentación 1Aujourd’hui la Vierge Mère introduit le Seigneur du Temple dans le Temple du Seigneur ; Joseph présente au Seigneur, non un fils qui soit le sien, mais le Fils bien-aimé du Seigneur, dans lequel Il a mis toutes ses complaisances. Le juste, Siméon, reconnaît Celui qu’il attendait ; la veuve Anne l’exalte dans ses louanges. Ces quatre personnes ont célébré pour la première fois la Procession d’aujourd’hui, qui, dans la suite, devait être solennisée dans l’allégresse de la terre entière, en tous lieux, et par toutes les nations. Ne nous étonnons pas que cette Procession ait été si petite ; car Celui qu’on y recevait s’était fait petit.

 

Que l’Esprit divin nous conduise au Temple comme Siméon ; nous y contemplerons la Vierge-Mère, présentant à l’autel le Fils de Dieu et le sien. Admirons cette fidélité à la Loi dans le Fils et dans la Mère et nous sentirons au fond de nos cœurs le désir d’être présentés à notre tour au grand Dieu qui acceptera notre hommage, comme Il a reçu celui de son Fils. Hâtons-nous donc de mettre nos sentiments en rapport avec ceux du Cœur de Jésus, avec ceux qui s’élèvent du Cœur de Marie. Le salut du monde a fait un nouveau pas dans cette grande journée ; que l’œuvre de notre sanctification avance donc aussi. Désormais, le mystère du Dieu Enfant ne nous sera plus offert par l’Eglise comme l’objet spécial de notre religion ; la douce quarantaine de Noël touche à son terme ; il nous faut suivre maintenant l’Emmanuel dans ses luttes contre nos ennemis. Attachons-nous à ses pas ; courons à sa suite comme Siméon, et marchons sans relâche sur les traces de Celui qui est notre Lumière, et obtenons par notre fidélité empressée qu’elle luise toujours sur nous (Dom Guéranger, L’année liturgique).

 

Il est l’étendard qui ralliera les peuples, cet Enfant dont la présence illumine le Temple, inspire de si beaux cantiques, émeut les cœurs d’un si noble transport ; aujourd’hui c’est un enfant que l’on présente ; plus tard, sur la croix, ce sera un homme offert comme hostie du péché (tirée de la séquence d’Adam de Saint Victor pour la fête de la Purification).

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 10:16

                              STABAT  MATER  SPECIOSA

 

Stabat Mater speciosa,
Iuxta foenum gaudiosa,
Dum iacebat parvulus.

                       

Cuius animam gaudentem,
Laetabundam et ferventem,
Pertransivit iubilus.

                       

O quam laeta et beata,
Fuit illa immaculata,
Mater Unigeniti !

                       

Quae gaudebat et ridebat,
Exultabat cum videbat
Nati partum incliti.

                       

Quis est qui non gauderet,
Christi Matrem si videret,
In tanto solacio ?

                        

Quis non posset collaetari,
Piam Matrem contemplari
Ludentem cum Filio ?

                       

Pro peccatis suae gentis,
Vidit Iesum cum iumentis,
Et algori subditum.

                         

Vidit suum dulcem natum
Vagientum adoratum,
Vili diversorio.

                       

Nati Christus in praesepe,
Coeli cives canunt laete,
Cum immenso gaudio.

                       

Stabat senex cum puella,
Non cum verbo nec loquela,
Stupescentes cordibus.

                       

Eia Mater, fons amoris,
Me sentire vim ardoris
Fac, ut tecum sentiam.

                       

Fac, ut ardeat cor meum,
In amando Christum Deum,
Ut sibi complaceam.

                       

Sancta Mater, istud agas,
Pone nostro ducas plagas
Cordi fixas valide.

                       

Tui nati coelo lapsi,

Iam dignati foeno nasci,
Poenas mecum divide.

                       

Fac me tecum congaudere,
Iesulino cohaerere,
Donec ego vixero.

                       

In me sistat ardor tui,
Puerino fac me frui,
Dum sum in exilio.

             

Hunc ardorem fac communem,
Ne me facias immunem
Ab hoc desiderio.

                        

Virgo virginum praeclara,
Mihi iam non sis amara,
Fac me parvum rapere.

                       

Fac ut portem pulchrum fortem,
Qui nascendo vicit mortem,
Volens vitam tradere.

                       

Fac me tecum satiari,
Nato tuo inebriari,
Stans inter tripudia.

             

Inflammatus et accensus,
Obstupescit omnis sensus,
Tali de commercio.

                       

Fac me nato custodiri,
Verbo Christi praemuniri,
Conservari gratia.

                       

Quando corpus morietur,
Fac ut animae donetur
Tui nati visio.

Amen !

Elle était debout, la Mère si belle,
Près du foin, joyeuse,
Tandis que reposait le nouveau-né.

 

Son âme joyeuse,
Réjouie et fervente,
Une jubilation la transperça.

 

Qu’elle était réjouie et bienheureuse,
Cette femme immaculée,
Mère du Fils unique !

 

Elle était dans la joie et les rires,
Elle exultait en voyant
La naissance du merveilleux enfant.

 

Qui ne serait dans la joie
S’il voyait la Mère du Christ
Dans un tel soulagement ?

 

Qui ne pourrait se réjouir avec elle
En contemplant la tendre Mère
Jouer avec son Fils ?

 

Pour les péchés de sa gent,
Elle a vu Jésus parmi les bêtes de somme
Et soumis au froid.

 

Elle a vu sa douce progéniture
Adorée, vagissant,
Dans une vile hôtellerie.

 

Pour le Christ nouveau-né dans sa crèche,
Les citoyens du Ciel chantent gaiement
Avec une immense joie.

 

Le vieillard se tenait avec la jeune fille
Sans mot dire, sans parole,
Leurs cœurs stupéfaits.

 

Ô Mère, source d’amour,
Fais-moi sentir la force de ton ardeur ?
Pour que je la sente avec toi.

 

Fais que mon cœur soit ardent
En aimant le Christ Dieu,
Pour que je lui plaise avec toi.

 

Sainte Mère, fais ceci :
Mets tes profondes plaies [d’amour]
En notre cœur, fortement fixées.

 

De ton enfant tombé du Ciel,
Qui a daigné naître dans du foin,
Partage avec moi les peines.

 

Fais-moi me réjouir avec toi,
M’attacher avec toi au petit Jésus
Aussi longtemps que je vivrai.

 

Que ton ardeur m’emplisse,
Fais-moi profiter du petit enfant,
Tant que je suis en exil.

 

Fais que je communie à cette ardeur,
Fais que je ne sois pas exempt
de ce désir.

 

Vierge des vierges resplendissante,
Ne sois donc pas amère envers moi,
Fais-moi prendre l’enfant.

 

Fais que je porte la belle force
De celui qui, en naissant, vainc la mort,
Voulant livrer la vie.

 

Fais-moi avec toi être rassasié,
Être enivré de ton nouveau-né,
Sous de bons auspices.

 

Enflammée et embrasée,
Toute intelligence se tait,
De par une telle compagnie.

 

Fais que je sois gardé par le nouveau-né,
Fortifié par la Parole du Christ,
Protégé par la Grâce.

 

Quand mon corps mourra,
Fais qu’à mon âme soit donnée
La vision de ton nouveau-né.

Amen !

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:41

Les pauvres en esprit, ce sont les pauvres qui acceptent d’être pauvres, et les riches qui sont détachés de leurs richesses en vue de richesses meilleures. Mais qu’est-ce donc que le royaume des cieux que Jésus-Christ a promis en récompense, dès maintenant, à la pauvreté volontaire? Le royaume des cieux est à eux.

C’est d’abord le royaume que Jésus-Christ a fondé sur terre, le royaume de la vérité, de la justice, de la grâce, ce royaume que l’on nomme l’Eglise. Heureux ceux qui possèdent ce royaume! Ils sont les enfants de Dieu, ils possèdent des richesses éternelles. Les pauvres y sont venus les premiers. Dieu –dit S. Jacques– n’a-t-il pas élu ceux qui étaient pauvres selon le monde, pour être riches dans la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment?”. Les vrais pauvres en esprit sont bien préparés à posséder ces richesses et à goûter cette manne intérieure que renferme le Christianisme.  

Le royaume des cieux, c’est le règne de Dieu dans une âme, la remplissant de sa lumière, de sa sainteté et de sa présence. Comme est riche une âme qui possède ce royaume: elle est plus riche que celui qui possèderait le monde entier. “Aussi loin que s’étendrait ses possessions –dit S. Ambroise– la terre finirait par lui manquer. Mais celui qui possède Dieu, est le maître de la nature. Au lieu de posséder des champs, il possède la terre de son âme, cette terre qui rapporte des fruits parfaits, qui ne peuvent périr. Au lieu de maisons, il possède cette habitation intérieure qui devient un temple, le temple de Dieu. Et que peut-il y avoir de meilleur? Qu’y a-t-il de meilleur que Dieu?”.

Le royaume des cieux, c’est ce royaume que Dieu a préparé pour ses élus, dans la gloire. Ce royaume est assuré aux pauvres en esprit, par une promesse formelle.

Il y a déjà quelque chose de céleste dans la pauvreté, dit S. Bernardin de Sienne. “La pauvreté est venue du ciel quand celui qui est la norme de toute vertu s’est fait pauvre pour nous. Il y a quelque chose d’angélique à ne rien posséder, rien désirer sur terre; les pauvres volontaires sont les Anges de la terre.

C’est par la résurrection que nous entrerons dans le royaume des cieux: la pauvreté évangélique nous fait participer aux qualités des ressuscités.

La pauvreté –dit S. François d’Assise– donne, même dès cette vie, aux âmes qui l’aiment, la dot de l’agilité qui leur permet de s’envoler au plus haut des cieux. C’est en abandonnant tout que les Apôtres ont pu se mettre à la suite de Jésus-Christ.

La pauvreté donne à ceux qui la possèdent, la dot de l’impassibilité; ils savent, sans se désoler, supporter la perte de leurs biens. Vous avez su supporter avec joie d’être dépouillés de vos biens disait l’Apôtre aux Hébreux vous souvenant que vous aviez une richesse meilleure, une richesse éternelle”.

Elle leur donne la spiritualité qui leur permet d’entrer dans le royaume des cieux. Des riches, au contraire, Notre Seigneur dira: “Il est plus facile à un chameau d’entrer dans le royaume des cieux”.

La pauvreté enfin nous donne la richesse avec laquelle on peut acheter le royaume des cieux.

Oh! Combien est grand le bonheur des chrétiens qui peuvent –dit S. Augustin– faire de la pauvreté le prix du royaume des cieux. Ne prenez pas en dégoût votre pauvreté: on ne peut rien trouver de plus riche. Voulez-vous en connaître la richesse? Elle a assez de valeur pour acheter le ciel. Quel trésor pourrait faire cela? Avec tous ses trésors, le riche ne pourrait obtenir d’entrer au royaume des cieux: il peut le faire en les méprisant.

Cette première béatitude est la base de la vie chrétienne. “Elle nous rappelle –dit S. Hilaire– que nous n’avons rien par nous-mêmes, que nous avons tout reçu de Dieu, que tous les biens sont communs; elle nous amène à être soumis à Dieu, et dans cette soumission, à partager tout ce que nous avons; elle nous fait entrer en communion de la bonté divine, en attendant qu’elle nous fasse entrer en possession de sa gloire.

(L’Evangile médité avec les Pères, Th. M. Thiriet O. P.).

En ce mois de novembre, prions, mettons en pratique cette première béatitude pour que beaucoup d’âmes du Purgatoire soient soulagées et surtout délivrées afin qu’elles chantent éternellement la gloire de Dieu et sa miséricorde dans le royaume des cieux.

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Oblatio Munda

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« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

  Spiritual Father of Sedevacantsm

«  Je ne me suis pas fait prêtre pour

commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

« Le devoir de défendre la Messe est

un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

« Nous avons un phare de vérité, c’est Rome !

Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

et qu’on ne peut être dans une erreur

(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

cet amour pour la Vérité et pour l’Eglise ».

 Père Georges Vinson

   

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