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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 00:59

Comment devons-nous nous unir personnellement à l’oblation du Christ rédempteur ?

Nous avons, nous, à réparer pour nos propres fautes, tout en travaillant dans une mesure au salut de notre prochain, qui marche avec nous vers l’éternité.

Pour cela, nous devons avoir tous les jours devant les yeux les quatre fins du sacrifice de la Messe : adoration, action de grâces, supplication et réparation. Et puisqu’au moment le plus solennel de chacune de nos journées, au moment de la consécration eucharistique, le Christ Jésus continue de s’offrir pour nous et offre avec lui tout son Corps mystique (*), nous devons nous laisser offrir par Lui et offrir nous-mêmes toutes les contrariétés, les peines présentes, celles qui vont venir, pour que Marie réparatrice, à qui a été promise la victoire sur le serpent, présente à son Fils cette oblation et pour que Lui-même, en l’unissant à la sienne, la présente à son Père. Disons-lui alors cette belle prière de saint Nicolas de Flüe : “ Nimm mich mir und gib mich dir : Prends-moi à moi et donne-moi à toi ”.

L’hostie étant consacrée, le prêtre l’élève aux regards des assistants : ce n’est pas seulement pour la faire adorer, c’est aussi, dit le bienheureux Albert le Grand, “pour que tous étendent leurs mains et marquent leur intention de s’offrir maintenant au Père par Celui qui s’est offert jadis lui-même sur la Croix”.

N’est-ce pas aussi le sens des paroles du canon de la Messe qui précèdent le Pater : “Per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipotenti, in unitate Spiritus sancti, omnis honor et gloria”. Par Notre Seigneur, avec lui et en lui, nous devons faire tous nos actes pour la gloire de Dieu, lui offrir toutes nos joies et toutes nos souffrances en nous unissant aux mystères joyeux et douloureux de sa vie terrestre, présages des mystères de gloire. C’est le grand sens de cette belle prière qu’est le Rosaire.

Enfin la communion eucharistique ne doit-elle pas, en augmentant en nous la charité, rendre notre cœur de plus en plus semblable au Cœur eucharistique de Jésus Prêtre et victime ? Tel est bien l’enseignement de l’Église, et s’il en est ainsi, chacune de nos communions, qui devrait être substantiellement plus fervente que la précédente, doit nous faire participer de mieux en mieux aux sentiments très profonds qu’a eus Notre-Seigneur en instituant l’Eucharistie et en offrant sur le Calvaire le Sacrifice de la Croix.

 

R.P. R. Garrigou-Lagrange O.P., septembre 1929

 

(*) Mgr de Ségur traite Des Saints Mystères dans le tome X de ses œuvres (1887) et au chapitre “Des cérémonies du Canon de la Messe jusqu’à la Consécration”, on peut lire : “Ces paroles, dona, munera, sacrificia, (au tout début du Canon, dans la prière Te igitur) sont au pluriel et non au singulier ; car, bien que le sacrifice de Jésus-Christ, qui va être renouvelé sur l’autel soit unique, il se présente néanmoins accompagné des innombrables sacrifices des membres du Sauveur, qui sont tous les fidèles, et qui forment avec lui une seule personne morale, “Christus totus, le Christ tout entier”, comme dit saint Augustin. Les oblations, changées au Corps et au Sang du Sauveur, ont pour but final de passer, par la communion, dans les fidèles, et de consommer ce mystère d’union, cette unité du sacrifice”.

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Oblatio Munda

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« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

  Spiritual Father of Sedevacantsm

«  Je ne me suis pas fait prêtre pour

commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

« Le devoir de défendre la Messe est

un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

« Nous avons un phare de vérité, c’est Rome !

Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

et qu’on ne peut être dans une erreur

(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

cet amour pour la Vérité et pour l’Eglise ».

 Père Georges Vinson

   

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