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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 23:08

306076 10200176026622343 1716961386 nSi chaque année nous sommes fidèles à participer aux souffrances du Christ durant le Carême et la semaine sainte, chaque année aussi la célébration du mystère de Pâques, en nous faisant contempler la gloire de Jésus victorieux de la mort, nous fait partager, avec plus de fruit et plus d’abondance, sa divine condition de ressuscité; elle augmente notre détachement de tout ce qui n’est pas Dieu, elle accroît en nous par la grâce, la foi et l’amour, la vie divine. En même temps, elle avive en nous notre espérance: car, “lorsqu’au dernier jour, le Christ, qui est notre vie” et notre tête, apparaîtra, alors nous aussi, parce que nous participons à sa vie, “nous apparaîtrons avec lui dans la gloire” : Cum Christus apparuit VITA VESTRA, tunc et vos apparebitis CUM IPSO in gloria.

 

Cette espérance nous comble de joie, et c’est parce que le mystère de Pâques, en étant un mystère de vie, affermit notre espérance, qu’il est aussi éminemment un mystère de joie.

 

L’Eglise le montre en multipliant, durant tout le temps pascal, l’Alleluia, qui signifie Louez Dieu, cri d’allégresse et de félicité emprunté à la liturgie du Ciel. Elle l’avait banni durant le Carême pour manifester sa tristesse et communier aux souffrances de son Époux. A présent que le Christ est ressuscité, elle se réjouit avec lui, elle reprend, avec une ferveur nouvelle cette exclamation joyeuse en laquelle se résume toute l’ardeur de ses sentiments.

 

Ne l’oublions jamais: nous ne faisons qu’un avec le Christ Jésus; son triomphe est le nôtre;sa gloire est le principe de notre joie. Aussi, avec l’Eglise notre Mère, redisons souvent l’Alleluia pour montrer au Christ notre joie de le voir triompher de la mort, pour remercier le Père de la gloire qu’il donne à son Fils. L’Alleluia que l’Eglise répète sans se lasser, durant les cinquante jours de la période pascale, est comme l’écho de cette prière par laquelle elle termine la semaine de Pâques: “ Faites, s’il vous plaît, Seigneur, que ces mystères de la Pâque soient désormais une action de grâces, et que l’œuvre de notre régénération, qui va se développant sans cesse, devienne en nous le principe intarissable d’une joie sans fin ” (secrète du samedi de Pâques).

 

Dom Marmion, “le Christ dans ses mystères”, ch. XV: Si consurrexistis cum Christo.  

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 00:13

inm_3.jpg

K

ýrie, eléison.

Christe, eléison.

Kýrie, eléison.

Christe, audi nos.

Christe, exáudi nos.

Pater de cælis Deus, miserére nobis.

Fili Redémptor mundi Deus,

Spíritus Sancte Deus,

Sancta Trínitas unus Deus,

Sancta María, ora pro nobis.

Sancta Dei Génitrix,

Sancta Virgo vírginum,

Mater Christi,

Mater divínæ grátiæ,

Mater puríssima,

Mater castíssima,

Mater invioláta,

Mater intemeráta,

Mater amábilis,

Mater admirábilis,

Mater boni consílii,

Mater Creatóris,

Mater Salvatóris,

Virgo prudentíssima,

Virgo veneránda,

Virgo prædicánda,

Virgo potens,

Virgo clemens,

Virgo fidélis,

Spéculum justítiæ,

Sedes sapiéntiæ,

Causa nostræ laetítiæ,

Vas spirituále,

Vas honorábile,

Vas insígne devotiónis,

Rosa mýstica,

Turris Davídica,

Turris ebúrnea,

Domus áurea,

Fœderis arca,

Jánua cæli,

Stella matutína,

Salus infirmórum,

Refúgium peccatórum,

Consolátrix afflictórum,

Auxílium Christianórum,

Regína Angelórum,

Regína Patriarchárum,

Regína Prophetárum,

Regína Apostolórum,

Regína Mártyrum,

Regína Confessórum,

Regína Vírginum,

Regína Sanctórum ómnium,

Regína sine labe origináli concépta,

Regína in cælum assúmpta,

Regína sacratíssimi Rosárii,

Regína pacis,

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, parce nobis, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, exáudi nos, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.

 

S

eigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint, qui êtes Dieu,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère sans tache,

Mère toujours vierge,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louanges,

Vierge puissante,

Vierge pleine de bonté,

Vierge fidèle,

Miroir de justice,

Siège de la sagesse,

Cause de notre joie,

Vase spirituel,

Vase d’honneur,

Vase éminent de piété,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d’ivoire,

Maison d’or,

Arche d’alliance,

Porte du ciel,

Étoile du matin,

Salut des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés,

Secours des chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs,

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçu sans le péché originel,

Reine élevée dans les cieux,

Reine du très saint Rosaire,

Reine de la paix,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

      

V.  Ora pro nobis, Sancta Dei Génitrix.

R.  Ut digni efficiámur promissiónibus Christi.

 

Orémus.  Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia, et ætérna pérfrui lætítia. Per Christum Dóminum nostrum. R. Amen. 

 

V.  Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.

R.  Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison.  Daignez, Seigneur, accorder à vos serviteurs de jouir de la santé de l’âme et du corps, et par l’intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, donnez-nous d’être délivrés des tristesses de la vie présente et de goûter les joies de l’éternité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.  

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:57

A l’oblation que le Christ n’a jamais cessé de faire de lui-même, Marie s’est unie plus que personne dans le cours de sa vie terrestre, depuis l’instant où elle a compris qu’elle devait donner le jour au Sauveur, à Bethléem, lors de la Présentation de Jésus au temple en entendant les paroles du vieillard Siméon, pendant la fuite en Egypte, dans le silence de la maison de Nazareth, plus tard en voyant les difficultés croissantes du ministère de Jésus, l’acharnement des pharisiens, et surtout au pied de la Croix.

Elle a offert son Fils pendant qu’il s’offrait pour nous ; elle s’est offerte avec lui, en méritant ainsi pour nous au sens large du mot mérite (de congruo) tout ce qu’il méritait au sens strict (de condigno).

Marie n’avait rien à expier pour elle, elle était l’immaculée conception, elle avait été préservée de la souillure originelle et ainsi rachetée aussi parfaitement que possible par les mérites futurs de son Fils ; dans la suite, elle n’avait jamais commis la moindre faute ; mais pour nous elle s’est associée aux terribles souffrances, aux humiliations de Jésus, à sa grande œuvre rédemptrice ; elle s’y est associée plus que personne ici-bas, plus que les grands saints, que les Apôtres, que les martyrs, que les stigmatisés, selon la plénitude de grâce et de charité qu’elle avait reçue, au point de mériter les titres de Corédemptrice et de Médiatrice universelle au-dessous de Notre-Seigneur, en lui, avec lui et par lui. Récemment Sa Sainteté Pie XI a voulu consacrer le titre de Marie Réparatrice dans la nouvelle encyclique Mirerentissimus Redemptor, de même qu’il y confirme la doctrine de la Médiatrice universelle de toutes grâces.

Quels aperçus sans limites nous ouvre ce titre de “Marie Réparatrice” ! Pensons à l’intelligence qu’avait Marie du saint sacrifice de la Messe que célébrait devant elle saint Jean. Elle a compris, mieux que personne que ce sacrifice de nos autels perpétue en substance celui de la Croix, en commémorant l’immolation sanglante par l’immolation mystique, qui devait être si expressive pour celle qui ne pouvait rien oublier du drame du Calvaire. Plus que personne, Marie a compris que le Prêtre principal au sacrifice de la Messe, c’est Notre-Seigneur toujours vivant, qui continue de s’offrir, en intercédant pour nous et en nous appliquant le fruit de ses mérites. Marie a vu dans cette continuation de l’oblation intérieure du Rédempteur, toujours vivant au ciel et rendu présent sur l’autel, le point de conjonction du culte d’adoration et d’action de grâces de la patrie avec celui de l’Eglise militante.

A l’immolation mystique de la sainte Messe, Marie unissait celle de son cœur, l’acceptation généreuse de toutes ses peines qu’elle éprouvait en ces temps douloureux de l’Eglise naissante où trois siècles de persécutions commençaient. La Vierge continuait ainsi de s’offrir comme à la Croix, dont elle gardait au fond du cœur un si vif souvenir ; elle s’offrait pour l’extension du règne de son Fils, pour l’apostolat des douze, pour les âmes tentées, pour celles qui étaient grandement éprouvées, pour obtenir la force aux martyrs et leur triomphe sur l’esprit du mal.

Marie a été ainsi jusqu’à sa mort associée à l’œuvre rédemptrice de Jésus, et c’est pourquoi elle a été associée à sa gloire le jour de l’Assomption. Voilà pourquoi elle reste toujours “par lui, avec lui et en lui” la Médiatrice universelle, qui intercède pour nous et nous distribue les grâces dont nous avons besoin à chaque instant, en exauçant la prière, “ora pro nobis nunc et in hora mortis nostræ. Amen”. La grâce du moment présent, nunc, est pour chacun de nous, aux différentes périodes de notre vie, la grâce la plus particulière de toutes ; or depuis des siècles, en chaque instant, des milliers de chrétiens la demandent à Marie et par elle l’obtiennent. Elle est la Médiatrice, non seulement de toutes les catégories de grâces nécessaires aux Apôtres, aux Martyrs, aux Docteurs, aux Confesseurs, aux Vierges, mais de toutes les grâces particulières accordées en chaque instant. Elle est ainsi Médiatrice universelle parce que, Mère de Dieu, elle s’est associée plus que personne à l’oblation de Notre-Seigneur, à l’acte d’amour réparateur qui a sauvé le monde.

 

R.P. R. Garrigou-Lagrange, O.P. septembre 1929

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:58

Prière pour gagner les Indulgences : Mon Seigneur et mon Dieu, je vous supplie de m’accorder, en considération des mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ toutes les indulgences attachées aux prières et aux actions que je ferai aujourd’hui; je désire entrer dans les intentions requises pour gagner ces indulgences, afin de satisfaire à la justice divine et de soulager les âmes du Purgatoire.

 

Conditions ordinaires : Confession, communion, visite d’une église et prières aux intentions du Souverain Pontife, c’est-à-dire de la Sainte Eglise qui sont les suivantes : exaltation de la Foi, extirpation des hérésies, conversion des pécheurs, paix entre les princes chrétiens.

 

Exercices particuliers pour la Semaine Sainte  

Aux fidèles qui, le Mercredi, le Jeudi et le Vendredi de la Semaine Sainte, à l’Office appelé “Ténèbres”, participent aux chants des psaumes et des leçons, ou les suivent, selon leurs moyens, par une lecture pieuse ou une méditation sur la Passion de Notre Seigneur ou des prières, il est concédé :    

Indulgence de 10 ans, chacun des jours. Plénière, s’ils ont assisté à l’Office les trois jours, et moyennant confession, communion et prières aux intentions du Souverain Pontife.  

 

Méditation sur la Passion le Vendredi Saint  

Aux fidèles qui, le jour du Vendredi Saint, soit en public, soit privément, durant trois heures consécutives, méditeront sur les tourments et la mort du Rédempteur du monde, ou bien sur ses sept dernières paroles sur la Croix, ou bien encore réciteront des hymnes, des psaumes ou autres prières vocales, il est concédé : Indulgence plénière. Condition : confession, communion le Jeudi Saint ou dans la semaine pascale et prières aux intentions du Souverain Pontife.  

 

Aux fidèles qui, le Jeudi Saint et les premières heures du Vendredi Saint,visiteront dévotement le Saint Sacrement au Reposoir, en récitant chaque fois 5 Pater, Ave et Gloria en action de grâces pour l’institution de la Très Sainte Eucharistie; avec, de plus, la récitation d’un Pater, Ave et Gloria aux intentions du Souverain Pontife, il est concédé :  

Indulgence de 15 ans à chaque visite; indulgence plénière une fois chaque jour moyennant la confession et la communion.  

 

Aux fidèles, qui, à partir de 3 heures, dans l’après-midi du Vendredi Saint, jusqu’au Samedi Saint à midi,en public ou en privé, font quelques prières ou quelques méditations durant une demi-heure pour compatir aux douleurs de la Marie, il est concédé :  

Indulgence plénière aux conditions ordinaires.  

 

A Jésus crucifié : Devant un Chemin de Croix légitimement érigé, avec le cœur contrit, indulgence plénière. On gagne une deuxième indulgence plénière si l’on communie le jour même. Indulgence de 10 ans par station si l’on a interrompu le chemin de Croix pour une cause raisonnable. Pour toute l’année.

 

O Crux, ave, spes unica” (“Je vous salue, ô Croix, mon unique espérance”).  

Indulgence de 500 jours; indulgence plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Nous vous adorons, ô Christ et nous vous bénissons parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.  

Aux fidèles qui, par amour pour la Passion et la mort de N.S. réciteront le Credo suivi de cette prière, il est concédé :  

Indulgence 10 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Hymne Les étendards du Roi s’avancent”, etc. (Vexilla Regis)  

Indulgence 5 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Aux fidèles qui, devant une image de Jésus Crucifié, réciteront dévotement 7 Pater, Ave et Gloria, il est concédé :  

Indulgence de 7 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires pourvu qu’ils aient fait cet exercice tous les vendredis du mois.  

 

A la Mère des douleurs : Stabat Mater dolorosa”, etc. Indulgence de 7 ans; indulgence plénière chaque mois aux conditions ordinaires.

 

Sainte Mère de Dieu, daignez graver dans mon cœur, les plaies de Jésus Crucifié”.  

Indulgence de 500 jours. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

Si on y ajoute 5 Pater, Ave et Gloria, il est concédé : Indulgence de 3 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Preces et Pia Opera (1938), collection officielle de la Sacrée Pénitencerie Apostolique.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 00:47

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 01:00
S José c Niño 3Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph : et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.  
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours, dans nos besoins.  
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu, des embûches de l’ennemi et de toute adversité.    
Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle. Ainsi soit-il.    
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 22:45

Litanies de Saint Joseph

 

K

ýrie, eléison.

Christe, eléison.

Kýrie, eléison.

Christe, audi nos.

Christe, exáudi nos.

Pater de cælis Deus, miserére nobis.

Fili Redémptor mundi Deus,

Spíritus Sancte Deus,

Sancta Trínitas unus Deus,

Sancta María, ora pro nobis.

Sancte Joseph,

Proles David ínclyta,

Lumen Patriarchárum,

Dei Genetrícis sponse,

Custos pudíce Vírginis,

Fílii Dei nutrítie,

Christi defénsor sédule,

Almæ Famíliæ præses,

Joseph justíssime,

Joseph castíssime,

Joseph prudentíssime,

Joseph fortíssime,

Joseph obedientíssime,

Joseph fidelíssime,

Spéculum patiéntiæ,

Amátor paupertátis,

Exémplar opíficum,

Domésticæ vitæ decus,

Custos vírginum,

Familiárum cólumen,

Solátium miserórum,

Spes ægrotántium,

Patróne moriéntium,

Terror dǽmonum,

Protéctor sanctæ Ecclésiæ,

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, parce nobis, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, exáudi nos, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.

 

S

eigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint, qui êtes Dieu,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph,

Illustre descendant de David,

Lumière des Patriarches,

Époux de la Mère de Dieu,

Chaste gardien de la Vierge,

Nourricier du Fils de Dieu,

Zélé défenseur de Jésus,

Chef de la sainte Famille,

Joseph très juste,

Joseph très chaste,

Joseph très prudent,

Joseph très courageux,

Joseph très obéissant,

Joseph très fidèle,

Miroir de patience,

Amant de la pauvreté,

Modèle de travailleurs,

Gloire de la vie de famille,

Gardien des vierges,

Soutien des familles,

Consolateur des malheureux,

Espérance des malades,

Patron des mourants,

Terreur des démons,

Protecteur de la sainte Église,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.  

 

V.  Constítuit eum dóminum domus suæ.

R.  Et príncipem omnis possessiónis suæ.

 

       Orémus.  Deus, qui ineffábili providéntia beátum Joseph sanctíssimæ Genetrícis tuæ sponsum elígere dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut quem protectórem venerámur in terris, intercessórem habére mereámur in cælis : Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. R. Amen.

 

V.  Il l’a établie maître de sa maison.

R.  Et prince sur tous ses biens.

 

       Oraison.  O Dieu qui par une providence ineffable avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’époux de votre sainte Mère, faites nous vous en prions, que le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans les cieux. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:23

Le Sauveur nous précède et nous dépasse dans la voie sainte du Carême ; (cf. les quarante jours dans le désert) il l’essai et l’accomplit devant nous, afin de faire taire par son exemple tous nos prétextes, tous nos raisonnements, toutes les répugnances de notre mollesse et de notre orgueil. Acceptons la leçon dans toute son étendue, et comprenons enfin la loi de l’expiation. Le Fils de Dieu, descendu de cette austère montagne, ouvre sa prédication par cette sentence qu’il adresse à tous les hommes : Faites pénitence ; car le royaume des cieux approche. Ouvrons nos cœurs à cette invitation, afin que le Rédempteur ne soit pas obligé de réveiller cet assoupissement par cette menace terrible qu’il fit entendre dans une autre circonstance : Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.

Or la pénitence consiste dans la contrition du cœur et la mortification du corps ; ces deux parties lui sont essentielles. C’est le cœur de l’homme qui a voulu le mal, et le corps a souvent aidé à l’accomplir. L’homme étant d’ailleurs composé de l’un et de l’autre, il doit les unir dans l’hommage qu’il rend à Dieu. Le corps doit participer aux délices de l’éternité ou aux tourments de l’enfer. Il n’y a donc point de vie chrétienne complète, ni non plus d’expiation valable, si dans l’une ou l’autre il ne s’associe à l’âme.

Mais le principe de la véritable pénitence est dans le cœur. Il faut donc que le cœur rompe sans retour avec le péché, qu’il le regrette amèrement, qu’il l’ait en horreur et qu’il en fuie les occasions.

Néanmoins, le Sauveur sur la montagne, ne se contente pas de gémir et pleurer sur nos péchés ; il les expie par la souffrance de son corps ; et l’Eglise nous avertit que la pénitence de notre cœur ne sera pas reçue, si nous n’y joignons la pratique exacte de l’abstinence et du jeûne.

Quelle est donc l’illusion de tant de chrétiens honnêtes qui se flattent d’être irréprochables, surtout lorsqu’ils oublient leur passé ou qu’ils se comparent à d’autres et qui, parfaitement contents d’eux-mêmes, ne songent jamais aux dangers d’une vie molle qu’ils comptent bien mener jusqu’aux derniers jours ! ... Que de fois n’a-t-on pas entendu cette naïve excuse sortir de la bouche de ceux même qui se font honneur de leur titre de catholiques : qu’ils ne font pas abstinence, qu’ils ne jeûnent pas parce que l’abstinence et le jeûne les gêneraient, les fatigueraient ! Comme si l’abstinence et le jeûne avaient un autre but que d’imposer un joug pénible à ce corps de péché ! (Rom, VI, 6).

On renvoie le Carême au moyen-âge, sans faire attention que l’indulgence de l’Eglise en a proportionné les observances à notre faiblesse physique et morale. On a conservé ou reconquis la foi de ses pères et l’on ne s’est pas ressouvenu encore que la pratique de Carême est un signe essentiel de catholicisme, et que la Réforme protestante du XVI ͤ  siècle a eu pour un de ses traits principaux et a écrit sur son drapeau l’abolition de l’abstinence et du jeûne.

Que les enfants de l’Eglise raniment donc leur courage ; qu’ils aspirent à cette paix de la conscience qui n’est assurée qu’à l’âme vraiment pénitente. Rappelons-nous cet avertissement si grave de l’Esprit-Saint dans l’Ecriture : Ne sois jamais sans crainte au sujet du péché qui t’a été pardonné. La certitude du pardon est en raison du changement du cœur ; et l’on peut d’autant mieux se laisser aller à la confiance, que l’on sent constamment le regret des péchés et l’empressement à les expier toute sa vie.

Entrons donc avec résolution dans la voie sainte que l’Eglise ouvre devant nous, et fécondons notre jeûne par les deux autres moyens que Dieu propose dans les saints Livres : la Prière et l’Aumône.

Sous le nom de la Prière, elle comprend tous les pieux exercices par lesquels l’âme s’adresse à Dieu. La fréquentation plus assidue de l’Eglise, l’assistance journalière au Saint Sacrifice, les lectures pieuses, la méditations des vérités du salut et des souffrances du Rédempteur, l’examen de la conscience, l’usage des Psaumes, l’assistance aux prédications particulières à ce saint temps, et surtout la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, sont les principaux moyens par lesquels les fidèles peuvent offrir au Seigneur l’hommage de la Prière.

L’Aumône renferme toutes les œuvres de miséricorde envers le prochain : aussi les saints Docteurs de l’Eglise l’ont-ils unanimement recommandée comme le complément nécessaire du Jeûne et de la Prière pendant le Carême. C’est une loi établie de Dieu, et à laquelle il a daigné lui-même se soumettre, que la charité exercée envers nos frères, dans le but de lui plaire, obtient sur son cœur paternel le même effet que si elle s’exerçait directement envers lui-même. Telle est la force et la sainteté du lien par lequel il a voulu unir les hommes entre eux ; et de même qu’il n’accepte pas un cœur fermé à la miséricorde, de même il reconnaît pour véritable, et comme se rapportant à lui, la charité du chrétien qui, soulageant son frère, rend hommage au lien sublime par lequel tous les hommes s’unissent dans une même famille dont Dieu est le Père. C’est par ce sentiment que l’aumône n’est plus seulement un acte d’humanité, mais s’élève à la dignité d’un acte de religion qui monte directement à Dieu et apaise sa justice.

Rappelons-nous la dernière recommandation du saint Archange Raphaël à la famille de Tobie, au moment de monter au ciel : La prière accompagnée du jeûne et de l’aumône vaut mieux que tous les trésors ; l’aumône délivre de la mort, efface les péchés, ouvre la miséricorde et la vie éternelle.

Enfin, il est un dernier moyen d’assurer en nous les fruits du Carême : c’est l’esprit de retraite et de séparation du monde. Les habitudes de ce saint temps doivent trancher en toutes choses sur celles du reste de l’année ; autrement l’impression salutaire que nous avons reçue, au moment où l’Eglise imposait la cendre sur nos fronts, se dissiperait en peu de jours. Le chrétien doit donc faire trêve aux vains amusements du siècle, aux fêtes mondaines, aux réunions profanes.

Aujourd’hui que le Fils de l’Eternel est entré dans la voie de la pénitence, quand bientôt nous allons le voir en proie à toutes les humiliations et à toutes les douleurs sur l’arbre de la croix, l’Eglise nous enlève à notre ignorante sécurité. Elle nous dit de frapper nos poitrines, d’affliger nos âmes, de mortifier nos corps, parce que nous sommes pécheurs. La pénitence devrait être le partage de notre vie entière ; les âmes ferventes ne l’interrompent jamais ; du moins est-il juste et salutaire pour nous d’en faire enfin l’essai, en ces jours où le Sauveur souffre au désert, en attendant qu’il expire sur le Calvaire.

 

(Extraits tirés de L’année liturgique de Dom Guéranger).

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:22

En ce saint temps de Carême, efforçons-nous d’entrer dans les sentiments de regret de nos péchés, comme nous y invite la Sainte Eglise et unissons-nous à elle en récitant, le matin, l’hymne des Laudes et le soir, l’hymne des Vêpres.

 

Le matin

 

O sol salutis, intimis,

Jesu, refulge mentibus,

Dum nocte pulsa gratior

Orbi dies renascitur.

 

Dans tempus acceptabile,

Da lacrymarum rivulis

Lavare cordis victimam,

Quam laeta adurat charitas.

 

Quo fonte manavit nefas,

Fluent perennes lacrymae,

Si virga poenitentiae,

Cordis rigorem conterat.

 

Dies venit, dies tua,

In qua reflorent omnia :

Laetemur et nos, in viam

Tua reducti dextera.

 

 

Te prona mundi machina,

Clemens, adoret, Trinitas,

Et nos novi per gratiam

Novum canamus canticum. Amen.

 

Le soir

 

Audi, begnine Conditor,

Nostras preces cum fletibus,

In hoc sacro jejunio

Fusas quadragenario.

 

Scrutator alme cordium,

Infirma tu scis virium :

At te reversis exhibe

Remissionis gratiam.

 

Multum quidem peccavimus,

Sed parce confitentibus :

Ad Nominis laudem tui

Confer medelam languidis.

 

Concede nostrum conteri

Corpus per abstinentiam ;

Culpae ut relinquant pabulum

Jejuna corda criminun.

 

Praesta, beata Trinitas,

Concede, simplex Unitas,

Ut fructuosa sint tuis

Jejuniorum munera. Amen.  

           

O Jésus, soleil de salut, répandez vos rayons au plus intime de notre âme, à cette heure où la nuit ayant disparu, le jour renaît pour réjouir l’univers.

 

C’est vous qui donnez ce temps favorable ; donnez-nous de laver dans l’eau de nos larmes la victime de notre cœur, et qu’elle devienne un holocauste offert par l’amour.

 

D’abondantes larmes couleront de la source même d’où sortit le péché, si la verge de la pénitence vient briser la dureté du cœur.

 

Le jour approche, le jour qui est à vous, dans lequel tout doit refleurir ; que votre main nous remette dans la voie ; et nous aussi nous serons dans l’allégresse.

 

Que le monde entier s’humilie devant vous, ô Trinité miséricordieuse ! Renouvelez-nous par votre grâce, et nous vous chanterons un cantique nouveau. Amen.

 

 

Créateur plein de bonté, daignez écouter les prières que nous vous offrons avec larmes, au milieu des jeûnes de cette sainte Quarantaine.

 

Vous qui scrutez le fond des cœurs, vous connaissez notre faiblesse : nous revenons à vous ; donnez-nous la grâce du pardon.

 

Nous avons beaucoup péché ; pardonnez-nous à cause de notre aveu : pour la gloire de votre Nom, apportez le remède à nos langueurs.

 

Faites que la résistance de notre corps soit abattue par l’abstinence, et que notre cœur soumis à un jeûne spirituel ne se repaisse plus du péché.

 

Trinité bienheureuse, Unité parfaite, rendez profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne. Amen.

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:16

Avec le Mercredi des Cendres, 1er mars cette année, commence le Carême, temps de pénitence en expiation de nos péchés qui nous mènera jusqu'à la fête de Pâques. Voici un rappel sur la discipline en vigueur. 

 

Note sur le jeûne

[extrait de sodalitium français n°27 de mars 1992, avec quelques ajouts]

 

penitencia.jpgNous n’avons pas besoin de démontrer à des chrétiens l’importance et l’utilité du jeûne; les divines Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament déposent tout entières en faveur de cette sainte pratique” (Dom Prosper Guéranger, Abbé de Solesmes, L’année liturgique, Le Carême. Ed. de 1878 pp. 11 et 12).

Malheureusement aujourd’hui, l’abbé de Solesmes changerait d’opinion; le jeûne a presque totalement disparu de la vie spirituelle des chrétiens, malgré les éloges qu’en font l’Ancien Testament (Tobie XII, 8; II Rois XII, 16; Judith VIII, 6; Joël II, 12; Esther XIV, 2; II Machabées XIII, 12), et le Nouveau Testament (Matthieu VI, 16-18 et XIV, 15: Actes XIII, 2-3; II Cor. VI, 5 et XI, 27).

Naturellement parlant, le jeûne consiste à ne prendre ni nourriture, ni boisson. Dans l’Eglise il existe deux formes de jeûne: le jeûne ecclésiastique et le jeûne eucharistique. C’est le jeûne ecclésiastique qui nous intéresse ici.

 

Pourquoi le jeûne ecclésiastique

Faire pénitence est un commandement divin. Si nous ne faisons pénitence, nous périrons tous (cfr. Luc XIII, 5).

L’Eglise, appliquant ce commandement, a depuis toujours prescrit des jours de jeûne. Prenant exemple sur Moïse, Elie et Notre-Seigneur Jésus-Christ qui jeûnèrent quarante jours, Elle institua le Carême. Selon saint Jérôme (Ep. XXVII ad Marcellam), saint Léon le Grand (sermon II, V, IX de Quadragesima), saint Cyrille d’Alexandrie (Homil. Paschal.) et saint Isidore (De eccles. officiis 1, VI c. XIX), les apôtres eux-mêmes avaient déjà établi le jeûne quadragésimal.

Le jeûne des Quatre-Temps, au début de chaque saison, est aussi très ancien dans l’Eglise Romaine; de même que le jeûne des vigiles des fêtes.

 

Le lien de notre milice

monjeSe référant au jeûne quadragésimal, le Pape Benoit XIV écrivait: “L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus” (Enc. ‘Non Ambigimus’ 30 mai 1741).

La prophétie s’est malheureusement réalisée.

 
La discipline actuelle

Dans la situation actuelle, c’est “dans la cendre et le cilice” qu’il faudrait faire pénitence. Au moins, observons la loi de l’Eglise en ce qui concerne l’abstinence de la viande et le jeûne. Elle est très adoucie et facilitée par rapport à la rigueur du passé. Mais quelle est précisément la loi de l’Eglise en la matière?

Etant donnée l’absence de valeur de la Constitution ‘Poenitemini’ par laquelle J. B. Montini (1966), qui n’avait pas l’Autorité Pontificale, réduit à deux les jours de jeûne, on doit se référer à la loi précédente. Celle-ci se trouve dans le Code de Droit Canon, aux canons 1250-1254, modifiés par deux décrets de la Sacrée Congrégation des Rites (16 IX 1955) et de la Congrégation du Concile (25 VII 1957). Compte tenu de ces modifications, nous vous rappelons la loi actuelle pour les fidèles de rite latin (c’est à dire n’appartenant pas aux Eglises Orientales), loi que nous tirons du “Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre du Souverain Pontife Saint Pie X”, édité par la Libreria Editrice Vaticana en 1959.

La loi du jeûne oblige tous les fidèles non excusés ou dispensés, dont l’âge se situe entre les 21 ans révolus et le commencement de la 60ème année. Celle de l’abstinence de la viande oblige dès l’âge de 7 ans. Le jeûne consiste à faire un seul repas par jour, mais deux petites collations, que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir, sont tolérées.

 

Les jours de pénitence sont les suivants :

I - De la seule abstinence

 

Tous les vendredis de l’année sauf ceux qui tombent le jour d'une fête de précepte.

 

II - De l’abstinence et du jeûne

 

1) le mercredi des Cendres
2) chaque vendredi et samedi de Carême
3) les mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, ou des quatre saisons, c’est à dire:

    a) - du printemps, dans la première semaine de Carême
    b) - de l’été, dans la semaine de Pentecôte
    c) - de l’automne, dans la troisième semaine de septembre
    d) - de l’hiver, dans la troisième semaine de l’Avent.

4) les vigiles:
    a) - de Noël, le 24 décembre
    b) - de la Pentecôte
    c) - de l’Immaculée Conception (7 décembre)
    d) - de la Toussaint (31 octobre).

 

III - Du jeûne seul

 

Tous les autres jours de férie du Carême (c’est à dire tous les autres jours de semaine du Carême : on ne fait jamais jeûne le dimanche).

 

Une dispense de Pie XII

Pendant la guerre, à partir de 1941, beaucoup d’indults limitèrent la loi de l’Eglise que nous venons d’exposer : on jeûnait par force puisqu’il n’y avait rien à manger...

Mais le 28 janvier 1949, le décret de la Sacrée Congrégation du Concile “Cum Adversa” restaura partiellement l’observance de la loi, limitant les facultés de dispense accordées précédemment aux Ordinaires dans les limites suivantes : on devait observer de nouveau l’abstinence tous les vendredis, et l’abstinence avec jeûne le jour des Cendres, le Vendredi Saint et les vigiles de l’Assomption (remplacée ensuite par celle de l’Immaculée Conception) et de Noël. Pour plus de détails, voir l’article “Quelle est actuellement la loi du jeûne ecclésiastique ? (Sodalitium n°54 de décembre 2002).

Ce serait cependant une erreur de considérer ce décret de 1949 comme étant la loi en vigueur: par ce décret, Pie XII maintenait seulement la faculté de dispense pour tous les jours prescrits sauf quatre et sauf l’abstinence les vendredis. Mais cette faculté de dispense n’ayant pas été renouvelée du fait de l’absence en acte de l’Autorité, personne, au sens propre du terme, ne peut aujourd’hui s’en prévaloir.

Toutefois,
- étant donnée l’intention exprimée par Pie XII dans le décret de 1949;
- étant donné qu’en temps normal les Ordinaires auraient pu dispenser de la loi et réduire l’obligation à seulement quatre jours par an;
- étant donné enfin que cette loi [canon 1252] n’est plus observée, de fait, depuis 1941, ce pour quoi on pourrait éventuellement invoquer – contre l’observance de la loi – une habitude de plus de quarante ans (cf. canons 25-30);
on peut être particulièrement bienveillant en acceptant les causes de suppression du jeûne et de l’abstinence pour les jours où, à partir de 1949, l’usage était d’en dispenser.

 

Exhortation

Affirmer cependant, sans donner d’autres précisions, que la loi ecclésiastique de l’abstinence et du jeûne ne prescrit plus actuellement que quatre jours de pénitence est - objectivement - une erreur.

Nous invitons donc tous les fidèles à suivre ces normes de l’Eglise et, plus généralement à porter sa propre Croix à la suite de Jésus, mortifiant les vices et la concupiscence afin de vaincre le sensualisme débordant qui empêche l’âme de s’élever vers Dieu.

 

Les cas ordinaires de dispenses :

Peuvent ne pas pratiquer l’abstinence :
- les pauvres qui reçoivent de la viande en aumône et n’ont rien d’autre à manger,
- les malades, les convalescents, les faibles d’estomac, les femmes qui allaitent, les femmes enceintes si elles sont faibles,
- les ouvriers qui font des travaux fatiguants chaque jour,
- les épouses, enfants, serviteurs et tous ceux qui exercent un travail en étant contraints quant au choix des aliments, et qui ne peuvent pas avoir d’autres nourriture suffisamment nourrissante.

Peuvent ne pas pratiquer le jeûne :
- ceux qui jeûnerait avec un grave dommage : les malades, les convalescents, les personnes faibles nerveusement, les femmes qui allaitent et qui sont enceintes,
- les pauvres qui ont déjà peu de nourriture à disposition,
- ceux qui exercent un travail qui est moralement et ordinairement incompatible avec le jeûne (ex : travaux fatiguants),
- ceux qui font un travail intellectuel très fatiguant (ex : étudiants en examens),
- ceux qui doivent faire un voyage long et fatiguant,
- pour un bien ou une œuvre de piété plus grande s’ils sont moralement incompatibles avec le jeûne (ex : assistance aux malades).

 

http://www.sodalitium.eu/

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Oblatio Munda

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« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

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commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

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un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

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Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

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(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

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