Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 21:09

Nous sommes heureux de vous offrir une liste des centres où l’Oblatio Munda est célébrée de part le monde.

 

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Par oblatio-munda
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 10:00

Resurreccion-I.JPGSaint Paul disait de Jésus ressuscité : Maintenant, toute sa vie est en Dieu . Jésus vit en Dieu et pour Dieu. Et cette vie divine se communique aussi dans tous les membres de son corps mystique. En attendant que les gloires de la Résurrection se communiquent à nos corps, les fruits de la Résurrection doivent se répandre en nos âmes. Nous pouvons même, dès maintenant, participer aux gloires de la Résurrection et donc aux qualités d’un corps ressuscité, qui sont : la subtilité, l’agilité, l’immortalité, l’impassibilité et la gloire.

 

La subtilité : Au jour de sa Résurrection, la chair de Jésus devient semblable aux esprits. C’est une chair réelle, par elle il peut se rendre palpable, il peut prendre de la nourriture ; mais elle a toutes les qualités des esprits : dans sa chair, il pénètre à travers les portes closes, il arrive tout à coup, il peut se rendre invisible. Jésus se servira de cette qualité pour faire comprendre à ses disciples que désormais, aucun obstacle ne pourra l’empêcher de venir à eux, qu’il pourra, invisible, assister à toute leur vie. Jésus nous fait participer à ce privilège de subtilité en nous donnant un courage qui nous fait passer par-dessus tous les obstacles. Si vous êtes ressuscités avec le Christ, ne cherchez plus ce qui est sur la terre ”, dit Saint Paul. L’union à Jésus produit ce dégagement de l’âme. Assistés par la puissance de Jésus, nous pouvons dire : Etabli en mon Dieu, je passerai même à travers les murailles (Ps.17, v. 30).

 

L’agilité : Le corps de Jésus ressuscité étant semblable aux esprits, jouit de cette qualité des esprits qui leur permet de se transporter d’un lieu à l’autre par un mouvement instantané. Jésus est la Sagesse éternelle, cette Sagesse qui est de toutes les choses rapides, la plus rapide, qui atteint les lieux les plus reculés, à cause de sa pureté (Sap. VII). Jésus veut nous communiquer cette agilité spirituelle. Soyez prompt dans toutes vos œuvres , nous dit la Sainte. Ecriture. Cette agilité spirituelle est un amour surnaturel de la justice qui rend notre volonté prompte à s’acquitter de tout ce qu’elle doit à Dieu, à l’Eglise, aux hommes ; de telle sorte qu’elle ne se laisse arrêter dans l’accomplissement de ses devoirs, par aucune difficulté, aucune passion, aucun intérêt ou aucun plaisir. L’union à Jésus ressuscité fait tomber les attaches au péché, les attaches aux choses de la terre et augmente notre désir de Dieu.

 

L’immortalité : Jésus ne peut plus mourir, il reprend l’immortalité qu’il possédait en sa qualité de Fils de Dieu. L’Esprit de Dieu qui habitait avec amour le corps de Jésus a ressuscité Jésus d’entre les morts. Cet Esprit de Dieu, grâce à Jésus, habite aussi en nous et donnera aussi un jour la vie à vos corps mortels. Mais dès maintenant, en répandant dans nos âmes la grâce, la vie nouvelle qui est la vie même de Dieu, Jésus nous associe à l’immortalité de sa vie ressuscitée. Pour la conserver et la développer, Dieu nous envoie de nombreuses grâces actuelles. Seul, le péché mortel donne la mort à notre âme et le péché véniel affaiblit la vie divine en nous ; mais toute âme qui vit en union avec Jésus ressuscité, par lui est affranchie de la puissance du péché. Quiconque demeure en lui ne pèche plus , dit Saint Jean.

 

L’impassibilité : Jésus ne peut plus souffrir. Lui, l’homme des douleurs, de l’expiation, a rempli sa tâche et ne connaît plus que la joie. Jésus pourtant, en demeurant au milieu de nous, en se donnant à nous, malgré les insultes, les blasphèmes, les outrages des hommes, demeure au-dessus des insultes et donne aux âmes un modèle sublime de l’élévation dans laquelle elles doivent se maintenir. Il nous invite à participer à son impassibilité. Jésus ne supprime pas la souffrance, mais il donne à celui qui souffre de pouvoir habiter plus haut que la chair dans laquelle il souffre. Il nous donne d’habiter en Dieu et quand on habite en Dieu, on ressent moins vivement les choses d’en bas. La peine n’est plus un désavantage , nous dit Saint Paul et même elle devient un avantage. L’âme unie à Jésus ressuscité devient plus puissante pour combattre ses passions, pour dominer les évènements en se dominant elle-même, pour ne pas se laisser effrayer par les difficultés. Mais impassibilité n’est pas indifférence ou insensibilité. Comme Jésus, nous devons nous intéresser aux souffrances de notre prochain et nous empresser à les soulager.

 

La gloire : Jésus, Fils de Dieu, a droit à la gloire, la gloire de son Père. Dans sa vie mortelle, la divinité était en lui une source infinie de gloire, gloire qu’il voilait pour pouvoir subir comme nous l’humiliation et la souffrance. Mais cette gloire que Jésus a méritée pour nous et qui sera une participation à la gloire du Fils de Dieu, cette gloire, Jésus veut nous y associer dès maintenant ; cette gloire de Jésus se communique à nous en une lumière surnaturelle qui éclaire notre intelligence, notre cœur, notre âme et qui, dans une certaine mesure se répand sur notre corps lui-même.

 

L’âme humaine a soif de voir Dieu ; et le corps a soif de la résurrection nous dit Saint Grégoire. Si nous voulons nous préparer à la Résurrection glorieuse, ayons soif des qualités qui rendront gloire en nous à Jésus ressuscité, et qui associeront dès maintenant nos âmes à sa Résurrection.

 

(D’après le Père Thiriet O.P., dans L’Evangile médité avec les Pères ).

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 10:22

mil mi 1Le site d’Oblatio Munda, entièrement consacré à la prière pour les prêtres, les religieux, les communautés “non una cum”, veut être comme une liaison spirituelle entre les groupes pour attirer les bénédictions du Bon Dieu.

 

Il faudrait que tous les cœurs soient un, dans la Vérité par la Charité du Cœur de Jésus.

 

Nous faisons partie de l’Eglise, cette Eglise, née de la blessure du Cœur de Jésus. Actuellement, l’Eglise vit une “crise” sans précédent, orpheline de pasteur. Si vraiment nous aimons l’Eglise, qui est notre Mère, nous devons souffrir de la voir ainsi outragée et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la défendre.

 

Nous devons, d’une part, désirer ardemment son triomphe et, d’autre part, faisant partie du même corps mystique, professant la même foi, combattant le même combat sans compromission avec l’erreur, communiant à la même victime, l’Agneau immaculé, nous devons être unis dans la même Charité. Non seulement cette Charité qui est l’état de grâce, l’amour de Dieu, mais cette Charité effective envers notre prochain, dans nos pensées, nos paroles et nos actions. Cette Charité qui est bonne, douce, patiente, humble, prudente.

 

C’est pourquoi, il y a quelques semaines, nous avons proposé aux prêtres qui offrent l’Oblatio Munda, de célébrer gracieusement une messe, pour le triomphe de la Sainte Eglise et l’unité dans la Charité de tous les fidèles professant intégralement la Foi catholique.

 

Nous remercions tous ceux qui prient à ces intentions et remercions particulièrement Mgr. Stuyver, le Père Mercier, o.s.b., Mgr. Dolan, Mr. l’Abbé Ercoli, Mr. l’Abbé Tritek, Mr. l’Abbé Grossin.

 

Ainsi donc, à ces deux intentions, cette messe sera célébrée une fois dans le mois et chaque fois par un prêtre différent. Elle sera dite sans date fixe.

 

Cette messe, désormais organisée, commencera au mois d’avril prochain et se terminera au mois de janvier suivant.

 

Nous proposons aux fidèles qui le désirent, de s’unir d’intention à ces messes mensuelles, et de réciter chaque jour, à ces deux intentions exposées, trois “Je vous salue, Marie”.

 

Puissent nos prières, nos œuvres de charité unies à l’Oblatio Munda de notre Sauveur, hâter le triomphe de la Sainte Eglise et le Règne du Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie.

Par oblatio-munda
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 20:46

Litanies de Saint Joseph

 

K

ýrie, eléison.

Christe, eléison.

Kýrie, eléison.

Christe, audi nos.

Christe, exáudi nos.

Pater de cælis Deus, miserére nobis.

Fili Redémptor mundi Deus,

Spíritus Sancte Deus,

Sancta Trínitas unus Deus,

Sancta María, ora pro nobis.

Sancte Joseph,

Proles David ínclyta,

Lumen Patriarchárum,

Dei Genetrícis sponse,

Custos pudíce Vírginis,

Fílii Dei nutrítie,

Christi defénsor sédule,

Almæ Famíliæ præses,

Joseph justíssime,

Joseph castíssime,

Joseph prudentíssime,

Joseph fortíssime,

Joseph obedientíssime,

Joseph fidelíssime,

Spéculum patiéntiæ,

Amátor paupertátis,

Exémplar opíficum,

Domésticæ vitæ decus,

Custos vírginum,

Familiárum cólumen,

Solátium miserórum,

Spes ægrotántium,

Patróne moriéntium,

Terror dǽmonum,

Protéctor sanctæ Ecclésiæ,

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, parce nobis, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, exáudi nos, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.

 

S

eigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint, qui êtes Dieu,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph,

Illustre descendant de David,

Lumière des Patriarches,

Époux de la Mère de Dieu,

Chaste gardien de la Vierge,

Nourricier du Fils de Dieu,

Zélé défenseur de Jésus,

Chef de la sainte Famille,

Joseph très juste,

Joseph très chaste,

Joseph très prudent,

Joseph très courageux,

Joseph très obéissant,

Joseph très fidèle,

Miroir de patience,

Amant de la pauvreté,

Modèle de travailleurs,

Gloire de la vie de famille,

Gardien des vierges,

Soutien des familles,

Consolateur des malheureux,

Espérance des malades,

Patron des mourants,

Terreur des démons,

Protecteur de la sainte Église,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.  

 

V.  Constítuit eum dóminum domus suæ.

R.  Et príncipem omnis possessiónis suæ.

 

       Orémus.  Deus, qui ineffábili providéntia beátum Joseph sanctíssimæ Genetrícis tuæ sponsum elígere dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut quem protectórem venerámur in terris, intercessórem habére mereámur in cælis : Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. R. Amen.

 

V.  Il l’a établie maître de sa maison.

R.  Et prince sur tous ses biens.

 

       Oraison.  O Dieu qui par une providence ineffable avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’époux de votre sainte Mère, faites nous vous en prions, que le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans les cieux. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 11:19

Avec le Mercredi des Cendres, 22 février cette année, commence le Carême, temps de pénitence en expiation de nos péchés qui nous mènera jusqu'à la fête de Pâques. Voici un rappel sur la discipline en vigueur. 

 

Note sur le jeûne

[extrait de sodalitium français n°27 de mars 1992, avec quelques ajouts]

 

penitencia.jpgNous n’avons pas besoin de démontrer à des chrétiens l’importance et l’utilité du jeûne; les divines Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament déposent tout entières en faveur de cette sainte pratique” (Dom Prosper Guéranger, Abbé de Solesmes, L’année liturgique, Le Carême. Ed. de 1878 pp. 11 et 12).

Malheureusement aujourd’hui, l’abbé de Solesmes changerait d’opinion; le jeûne a presque totalement disparu de la vie spirituelle des chrétiens, malgré les éloges qu’en font l’Ancien Testament (Tobie XII, 8; II Rois XII, 16; Judith VIII, 6; Joël II, 12; Esther XIV, 2; II Machabées XIII, 12), et le Nouveau Testament (Matthieu VI, 16-18 et XIV, 15: Actes XIII, 2-3; II Cor. VI, 5 et XI, 27).

Naturellement parlant, le jeûne consiste à ne prendre ni nourriture, ni boisson. Dans l’Eglise il existe deux formes de jeûne: le jeûne ecclésiastique et le jeûne eucharistique. C’est le jeûne ecclésiastique qui nous intéresse ici.

 

Pourquoi le jeûne ecclésiastique

Faire pénitence est un commandement divin. Si nous ne faisons pénitence, nous périrons tous (cfr. Luc XIII, 5).

L’Eglise, appliquant ce commandement, a depuis toujours prescrit des jours de jeûne. Prenant exemple sur Moïse, Elie et Notre-Seigneur Jésus-Christ qui jeûnèrent quarante jours, Elle institua le Carême. Selon saint Jérôme (Ep. XXVII ad Marcellam), saint Léon le Grand (sermon II, V, IX de Quadragesima), saint Cyrille d’Alexandrie (Homil. Paschal.) et saint Isidore (De eccles. officiis 1, VI c. XIX), les apôtres eux-mêmes avaient déjà établi le jeûne quadragésimal.

Le jeûne des Quatre-Temps, au début de chaque saison, est aussi très ancien dans l’Eglise Romaine; de même que le jeûne des vigiles des fêtes.

 

Le lien de notre milice

monjeSe référant au jeûne quadragésimal, le Pape Benoit XIV écrivait: “L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus” (Enc. ‘Non Ambigimus’ 30 mai 1741).

La prophétie s’est malheureusement réalisée.

 
La discipline actuelle

Dans la situation actuelle, c’est “dans la cendre et le cilice” qu’il faudrait faire pénitence. Au moins, observons la loi de l’Eglise en ce qui concerne l’abstinence de la viande et le jeûne. Elle est très adoucie et facilitée par rapport à la rigueur du passé. Mais quelle est précisément la loi de l’Eglise en la matière?

Etant donnée l’absence de valeur de la Constitution ‘Poenitemini’ par laquelle J. B. Montini (1966), qui n’avait pas l’Autorité Pontificale, réduit à deux les jours de jeûne, on doit se référer à la loi précédente. Celle-ci se trouve dans le Code de Droit Canon, aux canons 1250-1254, modifiés par deux décrets de la Sacrée Congrégation des Rites (16 IX 1955) et de la Congrégation du Concile (25 VII 1957). Compte tenu de ces modifications, nous vous rappelons la loi actuelle pour les fidèles de rite latin (c’est à dire n’appartenant pas aux Eglises Orientales), loi que nous tirons du “Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre du Souverain Pontife Saint Pie X”, édité par la Libreria Editrice Vaticana en 1959.

La loi du jeûne oblige tous les fidèles non excusés ou dispensés, dont l’âge se situe entre les 21 ans révolus et le commencement de la 60ème année. Celle de l’abstinence de la viande oblige dès l’âge de 7 ans. Le jeûne consiste à faire un seul repas par jour, mais deux petites collations, que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir, sont tolérées.

 

Les jours de pénitence sont les suivants :

I - De la seule abstinence

 

Tous les vendredis de l’année sauf ceux qui tombent le jour d'une fête de précepte.

 

II - De l’abstinence et du jeûne

 

1) le mercredi des Cendres
2) chaque vendredi et samedi de Carême
3) les mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, ou des quatre saisons, c’est à dire:

    a) - du printemps, dans la première semaine de Carême
    b) - de l’été, dans la semaine de Pentecôte
    c) - de l’automne, dans la troisième semaine de septembre
    d) - de l’hiver, dans la troisième semaine de l’Avent.

4) les vigiles:
    a) - de Noël, le 24 décembre
    b) - de la Pentecôte
    c) - de l’Immaculée Conception (7 décembre)
    d) - de la Toussaint (31 octobre).

 

III - Du jeûne seul

 

Tous les autres jours de férie du Carême (c’est à dire tous les autres jours de semaine du Carême : on ne fait jamais jeûne le dimanche).

 

Une dispense de Pie XII

Pendant la guerre, à partir de 1941, beaucoup d’indults limitèrent la loi de l’Eglise que nous venons d’exposer : on jeûnait par force puisqu’il n’y avait rien à manger...

Mais le 28 janvier 1949, le décret de la Sacrée Congrégation du Concile “Cum Adversa” restaura partiellement l’observance de la loi, limitant les facultés de dispense accordées précédemment aux Ordinaires dans les limites suivantes : on devait observer de nouveau l’abstinence tous les vendredis, et l’abstinence avec jeûne le jour des Cendres, le Vendredi Saint et les vigiles de l’Assomption (remplacée ensuite par celle de l’Immaculée Conception) et de Noël. Pour plus de détails, voir l’article “Quelle est actuellement la loi du jeûne ecclésiastique ? (Sodalitium n°54 de décembre 2002).

Ce serait cependant une erreur de considérer ce décret de 1949 comme étant la loi en vigueur: par ce décret, Pie XII maintenait seulement la faculté de dispense pour tous les jours prescrits sauf quatre et sauf l’abstinence les vendredis. Mais cette faculté de dispense n’ayant pas été renouvelée du fait de l’absence en acte de l’Autorité, personne, au sens propre du terme, ne peut aujourd’hui s’en prévaloir.

Toutefois,
- étant donnée l’intention exprimée par Pie XII dans le décret de 1949;
- étant donné qu’en temps normal les Ordinaires auraient pu dispenser de la loi et réduire l’obligation à seulement quatre jours par an;
- étant donné enfin que cette loi [canon 1252] n’est plus observée, de fait, depuis 1941, ce pour quoi on pourrait éventuellement invoquer – contre l’observance de la loi – une habitude de plus de quarante ans (cf. canons 25-30);
on peut être particulièrement bienveillant en acceptant les causes de suppression du jeûne et de l’abstinence pour les jours où, à partir de 1949, l’usage était d’en dispenser.

 

Exhortation

Affirmer cependant, sans donner d’autres précisions, que la loi ecclésiastique de l’abstinence et du jeûne ne prescrit plus actuellement que quatre jours de pénitence est - objectivement - une erreur.

Nous invitons donc tous les fidèles à suivre ces normes de l’Eglise et, plus généralement à porter sa propre Croix à la suite de Jésus, mortifiant les vices et la concupiscence afin de vaincre le sensualisme débordant qui empêche l’âme de s’élever vers Dieu.

 

Les cas ordinaires de dispenses :

Peuvent ne pas pratiquer l’abstinence :
- les pauvres qui reçoivent de la viande en aumône et n’ont rien d’autre à manger,
- les malades, les convalescents, les faibles d’estomac, les femmes qui allaitent, les femmes enceintes si elles sont faibles,
- les ouvriers qui font des travaux fatiguants chaque jour,
- les épouses, enfants, serviteurs et tous ceux qui exercent un travail en étant contraints quant au choix des aliments, et qui ne peuvent pas avoir d’autres nourriture suffisamment nourrissante.

Peuvent ne pas pratiquer le jeûne :
- ceux qui jeûnerait avec un grave dommage : les malades, les convalescents, les personnes faibles nerveusement, les femmes qui allaitent et qui sont enceintes,
- les pauvres qui ont déjà peu de nourriture à disposition,
- ceux qui exercent un travail qui est moralement et ordinairement incompatible avec le jeûne (ex : travaux fatiguants),
- ceux qui font un travail intellectuel très fatiguant (ex : étudiants en examens),
- ceux qui doivent faire un voyage long et fatiguant,
- pour un bien ou une œuvre de piété plus grande s’ils sont moralement incompatibles avec le jeûne (ex : assistance aux malades).

 

http://www.sodalitium.eu/

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Oblatio Munda

rpguerard.JPG

« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

  Spiritual Father of Sedevacantsm

«  Je ne me suis pas fait prêtre pour

commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

« Le devoir de défendre la Messe est

un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

« Nous avons un phare de vérité, c’est Rome !

Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

et qu’on ne peut être dans une erreur

(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

cet amour pour la Vérité et pour l’Eglise ».

 Père Georges Vinson

   

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