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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 04:14

Prière de sainte Marguerite-Marie au Sacré-Cœur de Jésus

 

Père éternel, je vous offre le Cœur de Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, comme il s’est offert lui-même en sacrifice pour moi.

Recevez cette offrande que je vous fais, comme aussi tous les désirs, tous les sentiments, toutes les affections, tous les mouvements, tous les actes de ce Sacré-Cœur.

Ils sont miens, puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi, et je veux, à l’avenir, ne désirer que lui seul.

Recevez-les en satisfaction pour mes péchés, et en action de grâce pour vos bienfaits.

Recevez-les et accordez-moi, par ses mérites, toutes les grâces qui me sont nécessaires, et surtout la grâce de la persévérance finale.

Recevez-les comme autant d’actes d’amour, d’adoration, de louanges que j’offre à votre divine majesté, puisque c’est par le Cœur de Jésus que vous pouvez être dignement honoré et glorifié. Ainsi soit-il.

 

Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus-Christ, par Sainte Marguerite-Marie Alacoque

 

Je, [ … ] me donne et consacre au Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, ma personne et ma vie, mes actions, mes peines et mes souffrances, pour ne plus vouloir me servir d’aucune partie de mon être que pour l’honorer, l’aimer et le glorifier. C’est ici ma volonté irrévocable que d’être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à ce qui pourrait Lui déplaire. Je vous prends donc, ô Sacré-Cœur, pour l’unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l’heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, en détournant de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d’amour ! Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j’espère tout de votre bonté. Consommez donc en moi tout ce qui peut vous déplaire ou vous résister ! Que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne puisse vous oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Amen.

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 04:09

 LITANIES DU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS

 

K

ýrie, eléison.

Christe, eléison.

Kýrie, eléison.

Christe, audi nos. 

Christe, exáudi nos. 

Pater de cælis Deus, miserére nobis.

Fili Redémptor mundi Deus,

Spíritus Sancte Deus,

Sancta Trínitas unus Deus,

Cor Jesu, Filii Patris ætérni, miserére nobis.

Cor Jesu, in sinu Vírginis Matris a Spíritu Sancto formátum,

Cor Jesu, Verbo Dei substantiáliter unítum,

Cor Jesu, majestátis infinítæ,

Cor Jesu, templum Dei sanctum,

Cor Jesu, tabernáculum Altíssimi,

Cor Jesu, domus Dei et porta cæli,

Cor Jesu, fornax ardens caritátis,

Cor Jesu, justítiæ et amóris receptáculum,

Cor Jesu, bonitáte et amóre plenum,

Cor Jesu, virtútum ómnium abýssus,

Cor Jesu, omni laude digníssimum,

Cor Jesu, rex et centrum ómnium córdium,

Cor Jesu, in quo sunt omnes thesáuri sapiéntiæ et sciéntiæ,

Cor Jesu, in quo hábitat omnis plenitúdo divinitátis,

Cor Jesu, in quo Pater sibi bene complácuit,

Cor Jesu, de cuius plenitúdine omnes nos accépimus,

Cor Jesu, desidérium cóllium æternórum,

Cor Jesu, pátiens et multæ misericórdiæ,

Cor Jesu, dives in omnes qui ínvocant te,

Cor Jesu, fons vitæ et sanctitátis,

Cor Jesu, propitiátio pro peccátis nostris,

Cor Jesu, saturátum oppróbriis,

Cor Jesu, attrítum propter scélera nostra,

Cor Jesu, usque ad mortem obédiens factum,

Cor Jesu, láncea perforátum,

Cor Jesu, fons totíus consolatiónis,

Cor Jesu, vita et resurréctio nostra,

Cor Jesu, pax et reconciliátio nostra,

Cor Jesu, víctima peccatórum,

Cor Jesu, salus in te sperántium,

Cor Jesu, spes in te moriéntium,

Cor Jesu, delíciæ sanctórum ómnium,

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, parce nobis, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, exáudi nos, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.

 

S

eigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint, qui êtes Dieu,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,

Cœur de Jésus, Fils du Père éternel, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Mère,

Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu,

Cœur de Jésus, d’une infinie majesté,

Cœur de Jésus, temple saint de Dieu,

Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut,

Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du Ciel,

Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité,

Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l’amour,

Cœur de Jésus, plein de bonté et d’amour,

Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus,

Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges,

Cœur de Jésus, Roi et centre de tous les cœurs,

Cœur de Jésus, en qui se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la science,

Cœur de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la divinité,

Cœur de Jésus, objet des complaisances du Père,

Cœur de Jésus, dont la plénitude se répand sur nous tous,

Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles,

Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux,

Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent,

Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté,

Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés,

Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres,

Cœur de Jésus, broyé à cause de nos crimes,

Cœur de Jésus, obéissant jusqu’à la mort,

Cœur de Jésus, percé par la lance,

Cœur de Jésus, source de toute consolation,

Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection,

Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation,

Cœur de Jésus, victime des pécheurs,

Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous,

Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent en vous,

Cœur de Jésus, délices de tous les Saints,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


V.  Jesu mitis et húmilis Corde.

R.  Fac cor nostrum secúndum Cor tuum.

 

Orémus.  Omnípotens sempitérne Deus, réspice in Cor dilectíssimi Fílii tui et in laudes et satisfactiónes, quas in nómine peccatórum tibi persólvit, iísque misericórdiam tuam peténtibus, tu véniam concéde placátus in nómine ejúsdem Fílii tui Jesu Christi, qui tecum vivit et regnat in sǽcula sæculórum. R. Amen.

 

V.  Jésus, doux et humble de Cœur.

R.  Rendez notre cœur semblable au Vôtre.

 

Oraison.  Dieu tout-puissant et éternel, jetez les yeux sur le Cœur de Votre Fils bien-aimé ; agréez les louanges et satisfactions qu’il vous offre au nom des pécheurs, et daignez leur accorder le pardon qu’ils implorent de Votre miséricorde, au nom de ce même Jésus-Christ, qui vit et règne avec Vous, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.



 

ACTE DE RÉPARATION AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS

 

T

rès doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie de salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Eglise.

Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la croix et dont Vous renouvelez l’offrande chaque jour, sur l’autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous Vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Evangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d’âmes possible.

Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous, jusqu’à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.  Ainsi soit-il.

   


 

CONSÉCRATION DU GENRE HUMAIN AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS

 

(Pie XI, Encyclique Quas Primas, 11 Déc. 1925)

 

T

rès doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous ; et, afin de pouvoir vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur.

Beaucoup ne vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.

Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle, pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.         

Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur, ou que la discorde a séparés de vous ; ramenez-les au port de la vérité et  à l’unité de la Foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie et de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume. Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le Sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.    

Accordez, Seigneur, à votre Eglise une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut ! A lui honneur et gloire dans tous les siècles !  Ainsi soit-il.  

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 16:25

Prière pour gagner les Indulgences : Mon Seigneur et mon Dieu, je vous supplie de m’accorder, en considération des mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ toutes les indulgences attachées aux prières et aux actions que je ferai aujourd’hui; je désire entrer dans les intentions requises pour gagner ces indulgences, afin de satisfaire à la justice divine et de soulager les âmes du Purgatoire.

 

Conditions ordinaires : Confession, communion, visite d’une église et prières aux intentions du Souverain Pontife, c’est-à-dire de la Sainte Eglise qui sont les suivantes : exaltation de la Foi, extirpation des hérésies, conversion des pécheurs, paix entre les princes chrétiens.

 

Exercices particuliers pour la Semaine Sainte  

Aux fidèles qui, le Mercredi, le Jeudi et le Vendredi de la Semaine Sainte, à l’Office appelé “Ténèbres”, participent aux chants des psaumes et des leçons, ou les suivent, selon leurs moyens, par une lecture pieuse ou une méditation sur la Passion de Notre Seigneur ou des prières, il est concédé :    

Indulgence de 10 ans, chacun des jours. Plénière, s’ils ont assisté à l’Office les trois jours, et moyennant confession, communion et prières aux intentions du Souverain Pontife.  

 

Méditation sur la Passion le Vendredi Saint  

Aux fidèles qui, le jour du Vendredi Saint, soit en public, soit privément, durant trois heures consécutives, méditeront sur les tourments et la mort du Rédempteur du monde, ou bien sur ses sept dernières paroles sur la Croix, ou bien encore réciteront des hymnes, des psaumes ou autres prières vocales, il est concédé : Indulgence plénière. Condition : confession, communion le Jeudi Saint ou dans la semaine pascale et prières aux intentions du Souverain Pontife.  

 

Aux fidèles qui, le Jeudi Saint et les premières heures du Vendredi Saint,visiteront dévotement le Saint Sacrement au Reposoir, en récitant chaque fois 5 Pater, Ave et Gloria en action de grâces pour l’institution de la Très Sainte Eucharistie; avec, de plus, la récitation d’un Pater, Ave et Gloria aux intentions du Souverain Pontife, il est concédé :  

Indulgence de 15 ans à chaque visite; indulgence plénière une fois chaque jour moyennant la confession et la communion.  

 

Aux fidèles, qui, à partir de 3 heures, dans l’après-midi du Vendredi Saint, jusqu’au Samedi Saint à midi,en public ou en privé, font quelques prières ou quelques méditations durant une demi-heure pour compatir aux douleurs de la Marie, il est concédé :  

Indulgence plénière aux conditions ordinaires.  

 

A Jésus crucifié : Devant un Chemin de Croix légitimement érigé, avec le cœur contrit, indulgence plénière. On gagne une deuxième indulgence plénière si l’on communie le jour même. Indulgence de 10 ans par station si l’on a interrompu le chemin de Croix pour une cause raisonnable. Pour toute l’année.

 

O Crux, ave, spes unica” (“Je vous salue, ô Croix, mon unique espérance”).  

Indulgence de 500 jours; indulgence plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Nous vous adorons, ô Christ et nous vous bénissons parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.  

Aux fidèles qui, par amour pour la Passion et la mort de N.S. réciteront le Credo suivi de cette prière, il est concédé :  

Indulgence 10 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Hymne Les étendards du Roi s’avancent”, etc. (Vexilla Regis)  

Indulgence 5 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Aux fidèles qui, devant une image de Jésus Crucifié, réciteront dévotement 7 Pater, Ave et Gloria, il est concédé :  

Indulgence de 7 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires pourvu qu’ils aient fait cet exercice tous les vendredis du mois.  

 

A la Mère des douleurs : Stabat Mater dolorosa”, etc. Indulgence de 7 ans; indulgence plénière chaque mois aux conditions ordinaires.

 

Sainte Mère de Dieu, daignez graver dans mon cœur, les plaies de Jésus Crucifié”.  

Indulgence de 500 jours. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

Si on y ajoute 5 Pater, Ave et Gloria, il est concédé : Indulgence de 3 ans. Plénière chaque mois aux conditions ordinaires.  

 

Preces et Pia Opera (1938), collection officielle de la Sacrée Pénitencerie Apostolique.

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 16:23

septdouleursLa fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu’endura l'auguste Vierge en tant que co-rédemptrice du genre humain. L’Eglise honore en ce jour ses incomparables douleurs, spécialement celles qu’Elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l’âme de Marie au jour de la Passion de son Fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d’intensité, la piété des fidèles s’est étendue à d’autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie.

 

 Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu’une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l’on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu’elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n’auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l’esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie ” (Saint Anselme, “De l’exercice de la Vierge”, I, 5).

 

Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

 

1. La prophétie du saint vieillard Siméon.

2. La fuite en Egypte.

3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.

4. La rencontre de Jésus portant Sa croix et montant au Calvaire.

5. Marie debout au pied de la croix.

6. La descente de Jésus de la croix et la remise à Sa Mère.

7. L’ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 03:25
S José c Niño 3Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph : et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.  
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours, dans nos besoins.  
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu, des embûches de l’ennemi et de toute adversité.    
Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle. Ainsi soit-il.    
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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 03:19

Litanies de Saint Joseph

 

K

ýrie, eléison.

Christe, eléison.

Kýrie, eléison.

Christe, audi nos.

Christe, exáudi nos.

Pater de cælis Deus, miserére nobis.

Fili Redémptor mundi Deus,

Spíritus Sancte Deus,

Sancta Trínitas unus Deus,

Sancta María, ora pro nobis.

Sancte Joseph,

Proles David ínclyta,

Lumen Patriarchárum,

Dei Genetrícis sponse,

Custos pudíce Vírginis,

Fílii Dei nutrítie,

Christi defénsor sédule,

Almæ Famíliæ præses,

Joseph justíssime,

Joseph castíssime,

Joseph prudentíssime,

Joseph fortíssime,

Joseph obedientíssime,

Joseph fidelíssime,

Spéculum patiéntiæ,

Amátor paupertátis,

Exémplar opíficum,

Domésticæ vitæ decus,

Custos vírginum,

Familiárum cólumen,

Solátium miserórum,

Spes ægrotántium,

Patróne moriéntium,

Terror dǽmonum,

Protéctor sanctæ Ecclésiæ,

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, parce nobis, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, exáudi nos, Dómine.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserére nobis.

 

S

eigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint, qui êtes Dieu,

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph,

Illustre descendant de David,

Lumière des Patriarches,

Époux de la Mère de Dieu,

Chaste gardien de la Vierge,

Nourricier du Fils de Dieu,

Zélé défenseur de Jésus,

Chef de la sainte Famille,

Joseph très juste,

Joseph très chaste,

Joseph très prudent,

Joseph très courageux,

Joseph très obéissant,

Joseph très fidèle,

Miroir de patience,

Amant de la pauvreté,

Modèle de travailleurs,

Gloire de la vie de famille,

Gardien des vierges,

Soutien des familles,

Consolateur des malheureux,

Espérance des malades,

Patron des mourants,

Terreur des démons,

Protecteur de la sainte Église,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.  

 

V.  Constítuit eum dóminum domus suæ.

R.  Et príncipem omnis possessiónis suæ.

 

       Orémus.  Deus, qui ineffábili providéntia beátum Joseph sanctíssimæ Genetrícis tuæ sponsum elígere dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut quem protectórem venerámur in terris, intercessórem habére mereámur in cælis : Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. R. Amen.

 

V.  Il l’a établie maître de sa maison.

R.  Et prince sur tous ses biens.

 

       Oraison.  O Dieu qui par une providence ineffable avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’époux de votre sainte Mère, faites nous vous en prions, que le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans les cieux. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 01:29

Le Sauveur nous précède et nous dépasse dans la voie sainte du Carême ; (cf. les quarante jours dans le désert) il l’essai et l’accomplit devant nous, afin de faire taire par son exemple tous nos prétextes, tous nos raisonnements, toutes les répugnances de notre mollesse et de notre orgueil. Acceptons la leçon dans toute son étendue, et comprenons enfin la loi de l’expiation. Le Fils de Dieu, descendu de cette austère montagne, ouvre sa prédication par cette sentence qu’il adresse à tous les hommes : Faites pénitence ; car le royaume des cieux approche. Ouvrons nos cœurs à cette invitation, afin que le Rédempteur ne soit pas obligé de réveiller cet assoupissement par cette menace terrible qu’il fit entendre dans une autre circonstance : Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.

Or la pénitence consiste dans la contrition du cœur et la mortification du corps ; ces deux parties lui sont essentielles. C’est le cœur de l’homme qui a voulu le mal, et le corps a souvent aidé à l’accomplir. L’homme étant d’ailleurs composé de l’un et de l’autre, il doit les unir dans l’hommage qu’il rend à Dieu. Le corps doit participer aux délices de l’éternité ou aux tourments de l’enfer. Il n’y a donc point de vie chrétienne complète, ni non plus d’expiation valable, si dans l’une ou l’autre il ne s’associe à l’âme.

Mais le principe de la véritable pénitence est dans le cœur. Il faut donc que le cœur rompe sans retour avec le péché, qu’il le regrette amèrement, qu’il l’ait en horreur et qu’il en fuie les occasions.

Néanmoins, le Sauveur sur la montagne, ne se contente pas de gémir et pleurer sur nos péchés ; il les expie par la souffrance de son corps ; et l’Eglise nous avertit que la pénitence de notre cœur ne sera pas reçue, si nous n’y joignons la pratique exacte de l’abstinence et du jeûne.

Quelle est donc l’illusion de tant de chrétiens honnêtes qui se flattent d’être irréprochables, surtout lorsqu’ils oublient leur passé ou qu’ils se comparent à d’autres et qui, parfaitement contents d’eux-mêmes, ne songent jamais aux dangers d’une vie molle qu’ils comptent bien mener jusqu’aux derniers jours ! ... Que de fois n’a-t-on pas entendu cette naïve excuse sortir de la bouche de ceux même qui se font honneur de leur titre de catholiques : qu’ils ne font pas abstinence, qu’ils ne jeûnent pas parce que l’abstinence et le jeûne les gêneraient, les fatigueraient ! Comme si l’abstinence et le jeûne avaient un autre but que d’imposer un joug pénible à ce corps de péché ! (Rom, VI, 6).

On renvoie le Carême au moyen-âge, sans faire attention que l’indulgence de l’Eglise en a proportionné les observances à notre faiblesse physique et morale. On a conservé ou reconquis la foi de ses pères et l’on ne s’est pas ressouvenu encore que la pratique de Carême est un signe essentiel de catholicisme, et que la Réforme protestante du XVI ͤ  siècle a eu pour un de ses traits principaux et a écrit sur son drapeau l’abolition de l’abstinence et du jeûne.

Que les enfants de l’Eglise raniment donc leur courage ; qu’ils aspirent à cette paix de la conscience qui n’est assurée qu’à l’âme vraiment pénitente. Rappelons-nous cet avertissement si grave de l’Esprit-Saint dans l’Ecriture : Ne sois jamais sans crainte au sujet du péché qui t’a été pardonné. La certitude du pardon est en raison du changement du cœur ; et l’on peut d’autant mieux se laisser aller à la confiance, que l’on sent constamment le regret des péchés et l’empressement à les expier toute sa vie.

Entrons donc avec résolution dans la voie sainte que l’Eglise ouvre devant nous, et fécondons notre jeûne par les deux autres moyens que Dieu propose dans les saints Livres : la Prière et l’Aumône.

Sous le nom de la Prière, elle comprend tous les pieux exercices par lesquels l’âme s’adresse à Dieu. La fréquentation plus assidue de l’Eglise, l’assistance journalière au Saint Sacrifice, les lectures pieuses, la méditations des vérités du salut et des souffrances du Rédempteur, l’examen de la conscience, l’usage des Psaumes, l’assistance aux prédications particulières à ce saint temps, et surtout la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, sont les principaux moyens par lesquels les fidèles peuvent offrir au Seigneur l’hommage de la Prière.

L’Aumône renferme toutes les œuvres de miséricorde envers le prochain : aussi les saints Docteurs de l’Eglise l’ont-ils unanimement recommandée comme le complément nécessaire du Jeûne et de la Prière pendant le Carême. C’est une loi établie de Dieu, et à laquelle il a daigné lui-même se soumettre, que la charité exercée envers nos frères, dans le but de lui plaire, obtient sur son cœur paternel le même effet que si elle s’exerçait directement envers lui-même. Telle est la force et la sainteté du lien par lequel il a voulu unir les hommes entre eux ; et de même qu’il n’accepte pas un cœur fermé à la miséricorde, de même il reconnaît pour véritable, et comme se rapportant à lui, la charité du chrétien qui, soulageant son frère, rend hommage au lien sublime par lequel tous les hommes s’unissent dans une même famille dont Dieu est le Père. C’est par ce sentiment que l’aumône n’est plus seulement un acte d’humanité, mais s’élève à la dignité d’un acte de religion qui monte directement à Dieu et apaise sa justice.

Rappelons-nous la dernière recommandation du saint Archange Raphaël à la famille de Tobie, au moment de monter au ciel : La prière accompagnée du jeûne et de l’aumône vaut mieux que tous les trésors ; l’aumône délivre de la mort, efface les péchés, ouvre la miséricorde et la vie éternelle.

Enfin, il est un dernier moyen d’assurer en nous les fruits du Carême : c’est l’esprit de retraite et de séparation du monde. Les habitudes de ce saint temps doivent trancher en toutes choses sur celles du reste de l’année ; autrement l’impression salutaire que nous avons reçue, au moment où l’Eglise imposait la cendre sur nos fronts, se dissiperait en peu de jours. Le chrétien doit donc faire trêve aux vains amusements du siècle, aux fêtes mondaines, aux réunions profanes.

Aujourd’hui que le Fils de l’Eternel est entré dans la voie de la pénitence, quand bientôt nous allons le voir en proie à toutes les humiliations et à toutes les douleurs sur l’arbre de la croix, l’Eglise nous enlève à notre ignorante sécurité. Elle nous dit de frapper nos poitrines, d’affliger nos âmes, de mortifier nos corps, parce que nous sommes pécheurs. La pénitence devrait être le partage de notre vie entière ; les âmes ferventes ne l’interrompent jamais ; du moins est-il juste et salutaire pour nous d’en faire enfin l’essai, en ces jours où le Sauveur souffre au désert, en attendant qu’il expire sur le Calvaire.

 

(Extraits tirés de L’année liturgique de Dom Guéranger).

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 01:28

En ce saint temps de Carême, efforçons-nous d’entrer dans les sentiments de regret de nos péchés, comme nous y invite la Sainte Eglise et unissons-nous à elle en récitant, le matin, l’hymne des Laudes et le soir, l’hymne des Vêpres.

 

Le matin

 

O sol salutis, intimis,

Jesu, refulge mentibus,

Dum nocte pulsa gratior

Orbi dies renascitur.

 

Dans tempus acceptabile,

Da lacrymarum rivulis

Lavare cordis victimam,

Quam laeta adurat charitas.

 

Quo fonte manavit nefas,

Fluent perennes lacrymae,

Si virga poenitentiae,

Cordis rigorem conterat.

 

Dies venit, dies tua,

In qua reflorent omnia :

Laetemur et nos, in viam

Tua reducti dextera.

 

 

Te prona mundi machina,

Clemens, adoret, Trinitas,

Et nos novi per gratiam

Novum canamus canticum. Amen.

 

Le soir

 

Audi, begnine Conditor,

Nostras preces cum fletibus,

In hoc sacro jejunio

Fusas quadragenario.

 

Scrutator alme cordium,

Infirma tu scis virium :

At te reversis exhibe

Remissionis gratiam.

 

Multum quidem peccavimus,

Sed parce confitentibus :

Ad Nominis laudem tui

Confer medelam languidis.

 

Concede nostrum conteri

Corpus per abstinentiam ;

Culpae ut relinquant pabulum

Jejuna corda criminun.

 

Praesta, beata Trinitas,

Concede, simplex Unitas,

Ut fructuosa sint tuis

Jejuniorum munera. Amen.  

           

O Jésus, soleil de salut, répandez vos rayons au plus intime de notre âme, à cette heure où la nuit ayant disparu, le jour renaît pour réjouir l’univers.

 

C’est vous qui donnez ce temps favorable ; donnez-nous de laver dans l’eau de nos larmes la victime de notre cœur, et qu’elle devienne un holocauste offert par l’amour.

 

D’abondantes larmes couleront de la source même d’où sortit le péché, si la verge de la pénitence vient briser la dureté du cœur.

 

Le jour approche, le jour qui est à vous, dans lequel tout doit refleurir ; que votre main nous remette dans la voie ; et nous aussi nous serons dans l’allégresse.

 

Que le monde entier s’humilie devant vous, ô Trinité miséricordieuse ! Renouvelez-nous par votre grâce, et nous vous chanterons un cantique nouveau. Amen.

 

 

Créateur plein de bonté, daignez écouter les prières que nous vous offrons avec larmes, au milieu des jeûnes de cette sainte Quarantaine.

 

Vous qui scrutez le fond des cœurs, vous connaissez notre faiblesse : nous revenons à vous ; donnez-nous la grâce du pardon.

 

Nous avons beaucoup péché ; pardonnez-nous à cause de notre aveu : pour la gloire de votre Nom, apportez le remède à nos langueurs.

 

Faites que la résistance de notre corps soit abattue par l’abstinence, et que notre cœur soumis à un jeûne spirituel ne se repaisse plus du péché.

 

Trinité bienheureuse, Unité parfaite, rendez profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne. Amen.

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 01:20

Avec le Mercredi des Cendres, 17 février cette année, commence le Carême, temps de pénitence en expiation de nos péchés qui nous mènera jusqu'à la fête de Pâques. Voici un rappel sur la discipline en vigueur. 

 

Note sur le jeûne

[extrait de sodalitium français n°27 de mars 1992, avec quelques ajouts]

 

penitencia.jpgNous n’avons pas besoin de démontrer à des chrétiens l’importance et l’utilité du jeûne; les divines Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament déposent tout entières en faveur de cette sainte pratique” (Dom Prosper Guéranger, Abbé de Solesmes, L’année liturgique, Le Carême. Ed. de 1878 pp. 11 et 12).

Malheureusement aujourd’hui, l’abbé de Solesmes changerait d’opinion; le jeûne a presque totalement disparu de la vie spirituelle des chrétiens, malgré les éloges qu’en font l’Ancien Testament (Tobie XII, 8; II Rois XII, 16; Judith VIII, 6; Joël II, 12; Esther XIV, 2; II Machabées XIII, 12), et le Nouveau Testament (Matthieu VI, 16-18 et XIV, 15: Actes XIII, 2-3; II Cor. VI, 5 et XI, 27).

Naturellement parlant, le jeûne consiste à ne prendre ni nourriture, ni boisson. Dans l’Eglise il existe deux formes de jeûne: le jeûne ecclésiastique et le jeûne eucharistique. C’est le jeûne ecclésiastique qui nous intéresse ici.

 

Pourquoi le jeûne ecclésiastique

Faire pénitence est un commandement divin. Si nous ne faisons pénitence, nous périrons tous (cfr. Luc XIII, 5).

L’Eglise, appliquant ce commandement, a depuis toujours prescrit des jours de jeûne. Prenant exemple sur Moïse, Elie et Notre-Seigneur Jésus-Christ qui jeûnèrent quarante jours, Elle institua le Carême. Selon saint Jérôme (Ep. XXVII ad Marcellam), saint Léon le Grand (sermon II, V, IX de Quadragesima), saint Cyrille d’Alexandrie (Homil. Paschal.) et saint Isidore (De eccles. officiis 1, VI c. XIX), les apôtres eux-mêmes avaient déjà établi le jeûne quadragésimal.

Le jeûne des Quatre-Temps, au début de chaque saison, est aussi très ancien dans l’Eglise Romaine; de même que le jeûne des vigiles des fêtes.

 

Le lien de notre milice

monjeSe référant au jeûne quadragésimal, le Pape Benoit XIV écrivait: “L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus” (Enc. ‘Non Ambigimus’ 30 mai 1741).

La prophétie s’est malheureusement réalisée.

 
La discipline actuelle

Dans la situation actuelle, c’est “dans la cendre et le cilice” qu’il faudrait faire pénitence. Au moins, observons la loi de l’Eglise en ce qui concerne l’abstinence de la viande et le jeûne. Elle est très adoucie et facilitée par rapport à la rigueur du passé. Mais quelle est précisément la loi de l’Eglise en la matière?

Etant donnée l’absence de valeur de la Constitution ‘Poenitemini’ par laquelle J. B. Montini (1966), qui n’avait pas l’Autorité Pontificale, réduit à deux les jours de jeûne, on doit se référer à la loi précédente. Celle-ci se trouve dans le Code de Droit Canon, aux canons 1250-1254, modifiés par deux décrets de la Sacrée Congrégation des Rites (16 IX 1955) et de la Congrégation du Concile (25 VII 1957). Compte tenu de ces modifications, nous vous rappelons la loi actuelle pour les fidèles de rite latin (c’est à dire n’appartenant pas aux Eglises Orientales), loi que nous tirons du “Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre du Souverain Pontife Saint Pie X”, édité par la Libreria Editrice Vaticana en 1959.

La loi du jeûne oblige tous les fidèles non excusés ou dispensés, dont l’âge se situe entre les 21 ans révolus et le commencement de la 60ème année. Celle de l’abstinence de la viande oblige dès l’âge de 7 ans. Le jeûne consiste à faire un seul repas par jour, mais deux petites collations, que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir, sont tolérées.

 

Les jours de pénitence sont les suivants :

I - De la seule abstinence

 

Tous les vendredis de l’année sauf ceux qui tombent le jour d'une fête de précepte.

 

II - De l’abstinence et du jeûne

 

1) le mercredi des Cendres
2) chaque vendredi et samedi de Carême
3) les mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, ou des quatre saisons, c’est à dire:

    a) - du printemps, dans la première semaine de Carême
    b) - de l’été, dans la semaine de Pentecôte
    c) - de l’automne, dans la troisième semaine de septembre
    d) - de l’hiver, dans la troisième semaine de l’Avent.

4) les vigiles:
    a) - de Noël, le 24 décembre
    b) - de la Pentecôte
    c) - de l’Immaculée Conception (7 décembre)
    d) - de la Toussaint (31 octobre).

 

III - Du jeûne seul

 

Tous les autres jours de férie du Carême (c’est à dire tous les autres jours de semaine du Carême : on ne fait jamais jeûne le dimanche).

 

Une dispense de Pie XII

Pendant la guerre, à partir de 1941, beaucoup d’indults limitèrent la loi de l’Eglise que nous venons d’exposer : on jeûnait par force puisqu’il n’y avait rien à manger...

Mais le 28 janvier 1949, le décret de la Sacrée Congrégation du Concile “Cum Adversa” restaura partiellement l’observance de la loi, limitant les facultés de dispense accordées précédemment aux Ordinaires dans les limites suivantes : on devait observer de nouveau l’abstinence tous les vendredis, et l’abstinence avec jeûne le jour des Cendres, le Vendredi Saint et les vigiles de l’Assomption (remplacée ensuite par celle de l’Immaculée Conception) et de Noël. Pour plus de détails, voir l’article “Quelle est actuellement la loi du jeûne ecclésiastique ? (Sodalitium n°54 de décembre 2002).

Ce serait cependant une erreur de considérer ce décret de 1949 comme étant la loi en vigueur: par ce décret, Pie XII maintenait seulement la faculté de dispense pour tous les jours prescrits sauf quatre et sauf l’abstinence les vendredis. Mais cette faculté de dispense n’ayant pas été renouvelée du fait de l’absence en acte de l’Autorité, personne, au sens propre du terme, ne peut aujourd’hui s’en prévaloir.

Toutefois,
- étant donnée l’intention exprimée par Pie XII dans le décret de 1949;
- étant donné qu’en temps normal les Ordinaires auraient pu dispenser de la loi et réduire l’obligation à seulement quatre jours par an;
- étant donné enfin que cette loi [canon 1252] n’est plus observée, de fait, depuis 1941, ce pour quoi on pourrait éventuellement invoquer – contre l’observance de la loi – une habitude de plus de quarante ans (cf. canons 25-30);
on peut être particulièrement bienveillant en acceptant les causes de suppression du jeûne et de l’abstinence pour les jours où, à partir de 1949, l’usage était d’en dispenser.

 

Exhortation

Affirmer cependant, sans donner d’autres précisions, que la loi ecclésiastique de l’abstinence et du jeûne ne prescrit plus actuellement que quatre jours de pénitence est - objectivement - une erreur.

Nous invitons donc tous les fidèles à suivre ces normes de l’Eglise et, plus généralement à porter sa propre Croix à la suite de Jésus, mortifiant les vices et la concupiscence afin de vaincre le sensualisme débordant qui empêche l’âme de s’élever vers Dieu.

 

Les cas ordinaires de dispenses :

Peuvent ne pas pratiquer l’abstinence :
- les pauvres qui reçoivent de la viande en aumône et n’ont rien d’autre à manger,
- les malades, les convalescents, les faibles d’estomac, les femmes qui allaitent, les femmes enceintes si elles sont faibles,
- les ouvriers qui font des travaux fatiguants chaque jour,
- les épouses, enfants, serviteurs et tous ceux qui exercent un travail en étant contraints quant au choix des aliments, et qui ne peuvent pas avoir d’autres nourriture suffisamment nourrissante.

Peuvent ne pas pratiquer le jeûne :
- ceux qui jeûnerait avec un grave dommage : les malades, les convalescents, les personnes faibles nerveusement, les femmes qui allaitent et qui sont enceintes,
- les pauvres qui ont déjà peu de nourriture à disposition,
- ceux qui exercent un travail qui est moralement et ordinairement incompatible avec le jeûne (ex : travaux fatiguants),
- ceux qui font un travail intellectuel très fatiguant (ex : étudiants en examens),
- ceux qui doivent faire un voyage long et fatiguant,
- pour un bien ou une œuvre de piété plus grande s’ils sont moralement incompatibles avec le jeûne (ex : assistance aux malades).

 

http://www.sodalitium.eu/

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 01:15
Quels sont les dimanches qu’on appelle de la Septuagésime, de la Sexagésime, et de la Quinquagésime ?
On appelle dimanches de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime les septième, sixième et cinquièmes dimanches avant celui de la Passion.
 
Pour quelle raison l’Église, du dimanche de la Septuagésime au Samedi Saint, supprime-t-elle dans les offices l’Alléluia, et use-t-elle d’ornements violets ?  
L’Église, du dimanche de la Septuagésime au Samedi Saint, supprime dans les offices l’Alléluia qui est un cri de joie et use d’ornements violets, couleur de tristesse, pour éloigner par ces marques de tristesse les fidèles des vaines joies du monde et les porter à l’esprit de pénitence.
 
Quelles considérations nous propose l’Église dans l’office des semaines de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime ?
Dans l’office de la semaine de la Septuagésime, l’Église nous représente la chute de nos premiers parents et leur juste châtiment ; dans celui de la semaine de la Sexagésime, elle nous représente le déluge universel envoyé de Dieu pour châtier les pécheurs ; dans celui des trois premiers jours de la semaine de la Quinquagésime, elle nous représente la vocation d’Abraham et la récompense accordée par Dieu à son obéissance et à sa foi.
 
D’où vient que, malgré les intentions de l’Église, dans le temps de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime plus qu’en tout autre temps on voit tant de désordres chez une partie des chrétiens ?
On voit tant de désordres chez une partie des chrétiens, en ce temps plus qu’en tout autre par la malice du démon qui, voulant contrarier les desseins de l’Église, fait ses plus grands efforts pour amener les chrétiens à vivre selon les suggestions du monde et de la chair.
 
Que devons-nous faire pour nous conformer aux desseins de l’Église pendant le carnaval ?
Pour nous conformer aux desseins de l’Église pendant le carnaval, il faut nous tenir éloignés des spectacles et des divertissements dangereux, apporter plus d’empressement à la prière et à la mortification, faisant quelque visite extraordinaire au Très Saint Sacrement, surtout s’il est publiquement exposé à notre adoration ; et tout cela pour réparer les grands désordres qui offensent Dieu en ce temps.
 
S’il y avait nécessité de se trouver à quelque dangereux divertissement du carnaval que faudrait-il faire ?
Celui qui, par nécessité, se trouve à quelque dangereux divertissement du carnaval doit implorer le secours de la grâce divine pour éviter tout péché ; puis il doit s’y comporter avec beaucoup de modestie et de retenue, et, après, recueillir son esprit dans la considération de quelque maxime de l’Évangile.
(Catéchisme de Saint Pie X).
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Oblatio Munda

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« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

  Spiritual Father of Sedevacantsm

«  Je ne me suis pas fait prêtre pour

commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

« Le devoir de défendre la Messe est

un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

« Nous avons un phare de vérité, c’est Rome !

Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

et qu’on ne peut être dans une erreur

(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

cet amour pour la Vérité et pour l’Eglise ».

 Père Georges Vinson

   

null  Le blog en espagnol

 

 

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