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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:23

Le Sauveur nous précède et nous dépasse dans la voie sainte du Carême ; (cf. les quarante jours dans le désert) il l’essai et l’accomplit devant nous, afin de faire taire par son exemple tous nos prétextes, tous nos raisonnements, toutes les répugnances de notre mollesse et de notre orgueil. Acceptons la leçon dans toute son étendue, et comprenons enfin la loi de l’expiation. Le Fils de Dieu, descendu de cette austère montagne, ouvre sa prédication par cette sentence qu’il adresse à tous les hommes : Faites pénitence ; car le royaume des cieux approche. Ouvrons nos cœurs à cette invitation, afin que le Rédempteur ne soit pas obligé de réveiller cet assoupissement par cette menace terrible qu’il fit entendre dans une autre circonstance : Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous.

Or la pénitence consiste dans la contrition du cœur et la mortification du corps ; ces deux parties lui sont essentielles. C’est le cœur de l’homme qui a voulu le mal, et le corps a souvent aidé à l’accomplir. L’homme étant d’ailleurs composé de l’un et de l’autre, il doit les unir dans l’hommage qu’il rend à Dieu. Le corps doit participer aux délices de l’éternité ou aux tourments de l’enfer. Il n’y a donc point de vie chrétienne complète, ni non plus d’expiation valable, si dans l’une ou l’autre il ne s’associe à l’âme.

Mais le principe de la véritable pénitence est dans le cœur. Il faut donc que le cœur rompe sans retour avec le péché, qu’il le regrette amèrement, qu’il l’ait en horreur et qu’il en fuie les occasions.

Néanmoins, le Sauveur sur la montagne, ne se contente pas de gémir et pleurer sur nos péchés ; il les expie par la souffrance de son corps ; et l’Eglise nous avertit que la pénitence de notre cœur ne sera pas reçue, si nous n’y joignons la pratique exacte de l’abstinence et du jeûne.

Quelle est donc l’illusion de tant de chrétiens honnêtes qui se flattent d’être irréprochables, surtout lorsqu’ils oublient leur passé ou qu’ils se comparent à d’autres et qui, parfaitement contents d’eux-mêmes, ne songent jamais aux dangers d’une vie molle qu’ils comptent bien mener jusqu’aux derniers jours ! ... Que de fois n’a-t-on pas entendu cette naïve excuse sortir de la bouche de ceux même qui se font honneur de leur titre de catholiques : qu’ils ne font pas abstinence, qu’ils ne jeûnent pas parce que l’abstinence et le jeûne les gêneraient, les fatigueraient ! Comme si l’abstinence et le jeûne avaient un autre but que d’imposer un joug pénible à ce corps de péché ! (Rom, VI, 6).

On renvoie le Carême au moyen-âge, sans faire attention que l’indulgence de l’Eglise en a proportionné les observances à notre faiblesse physique et morale. On a conservé ou reconquis la foi de ses pères et l’on ne s’est pas ressouvenu encore que la pratique de Carême est un signe essentiel de catholicisme, et que la Réforme protestante du XVI ͤ  siècle a eu pour un de ses traits principaux et a écrit sur son drapeau l’abolition de l’abstinence et du jeûne.

Que les enfants de l’Eglise raniment donc leur courage ; qu’ils aspirent à cette paix de la conscience qui n’est assurée qu’à l’âme vraiment pénitente. Rappelons-nous cet avertissement si grave de l’Esprit-Saint dans l’Ecriture : Ne sois jamais sans crainte au sujet du péché qui t’a été pardonné. La certitude du pardon est en raison du changement du cœur ; et l’on peut d’autant mieux se laisser aller à la confiance, que l’on sent constamment le regret des péchés et l’empressement à les expier toute sa vie.

Entrons donc avec résolution dans la voie sainte que l’Eglise ouvre devant nous, et fécondons notre jeûne par les deux autres moyens que Dieu propose dans les saints Livres : la Prière et l’Aumône.

Sous le nom de la Prière, elle comprend tous les pieux exercices par lesquels l’âme s’adresse à Dieu. La fréquentation plus assidue de l’Eglise, l’assistance journalière au Saint Sacrifice, les lectures pieuses, la méditations des vérités du salut et des souffrances du Rédempteur, l’examen de la conscience, l’usage des Psaumes, l’assistance aux prédications particulières à ce saint temps, et surtout la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, sont les principaux moyens par lesquels les fidèles peuvent offrir au Seigneur l’hommage de la Prière.

L’Aumône renferme toutes les œuvres de miséricorde envers le prochain : aussi les saints Docteurs de l’Eglise l’ont-ils unanimement recommandée comme le complément nécessaire du Jeûne et de la Prière pendant le Carême. C’est une loi établie de Dieu, et à laquelle il a daigné lui-même se soumettre, que la charité exercée envers nos frères, dans le but de lui plaire, obtient sur son cœur paternel le même effet que si elle s’exerçait directement envers lui-même. Telle est la force et la sainteté du lien par lequel il a voulu unir les hommes entre eux ; et de même qu’il n’accepte pas un cœur fermé à la miséricorde, de même il reconnaît pour véritable, et comme se rapportant à lui, la charité du chrétien qui, soulageant son frère, rend hommage au lien sublime par lequel tous les hommes s’unissent dans une même famille dont Dieu est le Père. C’est par ce sentiment que l’aumône n’est plus seulement un acte d’humanité, mais s’élève à la dignité d’un acte de religion qui monte directement à Dieu et apaise sa justice.

Rappelons-nous la dernière recommandation du saint Archange Raphaël à la famille de Tobie, au moment de monter au ciel : La prière accompagnée du jeûne et de l’aumône vaut mieux que tous les trésors ; l’aumône délivre de la mort, efface les péchés, ouvre la miséricorde et la vie éternelle.

Enfin, il est un dernier moyen d’assurer en nous les fruits du Carême : c’est l’esprit de retraite et de séparation du monde. Les habitudes de ce saint temps doivent trancher en toutes choses sur celles du reste de l’année ; autrement l’impression salutaire que nous avons reçue, au moment où l’Eglise imposait la cendre sur nos fronts, se dissiperait en peu de jours. Le chrétien doit donc faire trêve aux vains amusements du siècle, aux fêtes mondaines, aux réunions profanes.

Aujourd’hui que le Fils de l’Eternel est entré dans la voie de la pénitence, quand bientôt nous allons le voir en proie à toutes les humiliations et à toutes les douleurs sur l’arbre de la croix, l’Eglise nous enlève à notre ignorante sécurité. Elle nous dit de frapper nos poitrines, d’affliger nos âmes, de mortifier nos corps, parce que nous sommes pécheurs. La pénitence devrait être le partage de notre vie entière ; les âmes ferventes ne l’interrompent jamais ; du moins est-il juste et salutaire pour nous d’en faire enfin l’essai, en ces jours où le Sauveur souffre au désert, en attendant qu’il expire sur le Calvaire.

 

(Extraits tirés de L’année liturgique de Dom Guéranger).

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:22

En ce saint temps de Carême, efforçons-nous d’entrer dans les sentiments de regret de nos péchés, comme nous y invite la Sainte Eglise et unissons-nous à elle en récitant, le matin, l’hymne des Laudes et le soir, l’hymne des Vêpres.

 

Le matin

 

O sol salutis, intimis,

Jesu, refulge mentibus,

Dum nocte pulsa gratior

Orbi dies renascitur.

 

Dans tempus acceptabile,

Da lacrymarum rivulis

Lavare cordis victimam,

Quam laeta adurat charitas.

 

Quo fonte manavit nefas,

Fluent perennes lacrymae,

Si virga poenitentiae,

Cordis rigorem conterat.

 

Dies venit, dies tua,

In qua reflorent omnia :

Laetemur et nos, in viam

Tua reducti dextera.

 

 

Te prona mundi machina,

Clemens, adoret, Trinitas,

Et nos novi per gratiam

Novum canamus canticum. Amen.

 

Le soir

 

Audi, begnine Conditor,

Nostras preces cum fletibus,

In hoc sacro jejunio

Fusas quadragenario.

 

Scrutator alme cordium,

Infirma tu scis virium :

At te reversis exhibe

Remissionis gratiam.

 

Multum quidem peccavimus,

Sed parce confitentibus :

Ad Nominis laudem tui

Confer medelam languidis.

 

Concede nostrum conteri

Corpus per abstinentiam ;

Culpae ut relinquant pabulum

Jejuna corda criminun.

 

Praesta, beata Trinitas,

Concede, simplex Unitas,

Ut fructuosa sint tuis

Jejuniorum munera. Amen.  

           

O Jésus, soleil de salut, répandez vos rayons au plus intime de notre âme, à cette heure où la nuit ayant disparu, le jour renaît pour réjouir l’univers.

 

C’est vous qui donnez ce temps favorable ; donnez-nous de laver dans l’eau de nos larmes la victime de notre cœur, et qu’elle devienne un holocauste offert par l’amour.

 

D’abondantes larmes couleront de la source même d’où sortit le péché, si la verge de la pénitence vient briser la dureté du cœur.

 

Le jour approche, le jour qui est à vous, dans lequel tout doit refleurir ; que votre main nous remette dans la voie ; et nous aussi nous serons dans l’allégresse.

 

Que le monde entier s’humilie devant vous, ô Trinité miséricordieuse ! Renouvelez-nous par votre grâce, et nous vous chanterons un cantique nouveau. Amen.

 

 

Créateur plein de bonté, daignez écouter les prières que nous vous offrons avec larmes, au milieu des jeûnes de cette sainte Quarantaine.

 

Vous qui scrutez le fond des cœurs, vous connaissez notre faiblesse : nous revenons à vous ; donnez-nous la grâce du pardon.

 

Nous avons beaucoup péché ; pardonnez-nous à cause de notre aveu : pour la gloire de votre Nom, apportez le remède à nos langueurs.

 

Faites que la résistance de notre corps soit abattue par l’abstinence, et que notre cœur soumis à un jeûne spirituel ne se repaisse plus du péché.

 

Trinité bienheureuse, Unité parfaite, rendez profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne. Amen.

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:16

Avec le Mercredi des Cendres, 1er mars cette année, commence le Carême, temps de pénitence en expiation de nos péchés qui nous mènera jusqu'à la fête de Pâques. Voici un rappel sur la discipline en vigueur. 

 

Note sur le jeûne

[extrait de sodalitium français n°27 de mars 1992, avec quelques ajouts]

 

penitencia.jpgNous n’avons pas besoin de démontrer à des chrétiens l’importance et l’utilité du jeûne; les divines Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament déposent tout entières en faveur de cette sainte pratique” (Dom Prosper Guéranger, Abbé de Solesmes, L’année liturgique, Le Carême. Ed. de 1878 pp. 11 et 12).

Malheureusement aujourd’hui, l’abbé de Solesmes changerait d’opinion; le jeûne a presque totalement disparu de la vie spirituelle des chrétiens, malgré les éloges qu’en font l’Ancien Testament (Tobie XII, 8; II Rois XII, 16; Judith VIII, 6; Joël II, 12; Esther XIV, 2; II Machabées XIII, 12), et le Nouveau Testament (Matthieu VI, 16-18 et XIV, 15: Actes XIII, 2-3; II Cor. VI, 5 et XI, 27).

Naturellement parlant, le jeûne consiste à ne prendre ni nourriture, ni boisson. Dans l’Eglise il existe deux formes de jeûne: le jeûne ecclésiastique et le jeûne eucharistique. C’est le jeûne ecclésiastique qui nous intéresse ici.

 

Pourquoi le jeûne ecclésiastique

Faire pénitence est un commandement divin. Si nous ne faisons pénitence, nous périrons tous (cfr. Luc XIII, 5).

L’Eglise, appliquant ce commandement, a depuis toujours prescrit des jours de jeûne. Prenant exemple sur Moïse, Elie et Notre-Seigneur Jésus-Christ qui jeûnèrent quarante jours, Elle institua le Carême. Selon saint Jérôme (Ep. XXVII ad Marcellam), saint Léon le Grand (sermon II, V, IX de Quadragesima), saint Cyrille d’Alexandrie (Homil. Paschal.) et saint Isidore (De eccles. officiis 1, VI c. XIX), les apôtres eux-mêmes avaient déjà établi le jeûne quadragésimal.

Le jeûne des Quatre-Temps, au début de chaque saison, est aussi très ancien dans l’Eglise Romaine; de même que le jeûne des vigiles des fêtes.

 

Le lien de notre milice

monjeSe référant au jeûne quadragésimal, le Pape Benoit XIV écrivait: “L’observance du Carême est le lien de notre milice; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ; c’est par elle que s’éloignent les fléaux de la colère divine; c’est par elle que, protégés par l’aide céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance se relâchait, ce serait au détriment de la gloire de Dieu, pour le déshonneur de la religion catholique et le péril des âmes chrétiennes; et sans aucun doute, cette négligence deviendrait la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques, d’infortunes pour les individus” (Enc. ‘Non Ambigimus’ 30 mai 1741).

La prophétie s’est malheureusement réalisée.

 
La discipline actuelle

Dans la situation actuelle, c’est “dans la cendre et le cilice” qu’il faudrait faire pénitence. Au moins, observons la loi de l’Eglise en ce qui concerne l’abstinence de la viande et le jeûne. Elle est très adoucie et facilitée par rapport à la rigueur du passé. Mais quelle est précisément la loi de l’Eglise en la matière?

Etant donnée l’absence de valeur de la Constitution ‘Poenitemini’ par laquelle J. B. Montini (1966), qui n’avait pas l’Autorité Pontificale, réduit à deux les jours de jeûne, on doit se référer à la loi précédente. Celle-ci se trouve dans le Code de Droit Canon, aux canons 1250-1254, modifiés par deux décrets de la Sacrée Congrégation des Rites (16 IX 1955) et de la Congrégation du Concile (25 VII 1957). Compte tenu de ces modifications, nous vous rappelons la loi actuelle pour les fidèles de rite latin (c’est à dire n’appartenant pas aux Eglises Orientales), loi que nous tirons du “Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre du Souverain Pontife Saint Pie X”, édité par la Libreria Editrice Vaticana en 1959.

La loi du jeûne oblige tous les fidèles non excusés ou dispensés, dont l’âge se situe entre les 21 ans révolus et le commencement de la 60ème année. Celle de l’abstinence de la viande oblige dès l’âge de 7 ans. Le jeûne consiste à faire un seul repas par jour, mais deux petites collations, que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir, sont tolérées.

 

Les jours de pénitence sont les suivants :

I - De la seule abstinence

 

Tous les vendredis de l’année sauf ceux qui tombent le jour d'une fête de précepte.

 

II - De l’abstinence et du jeûne

 

1) le mercredi des Cendres
2) chaque vendredi et samedi de Carême
3) les mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, ou des quatre saisons, c’est à dire:

    a) - du printemps, dans la première semaine de Carême
    b) - de l’été, dans la semaine de Pentecôte
    c) - de l’automne, dans la troisième semaine de septembre
    d) - de l’hiver, dans la troisième semaine de l’Avent.

4) les vigiles:
    a) - de Noël, le 24 décembre
    b) - de la Pentecôte
    c) - de l’Immaculée Conception (7 décembre)
    d) - de la Toussaint (31 octobre).

 

III - Du jeûne seul

 

Tous les autres jours de férie du Carême (c’est à dire tous les autres jours de semaine du Carême : on ne fait jamais jeûne le dimanche).

 

Une dispense de Pie XII

Pendant la guerre, à partir de 1941, beaucoup d’indults limitèrent la loi de l’Eglise que nous venons d’exposer : on jeûnait par force puisqu’il n’y avait rien à manger...

Mais le 28 janvier 1949, le décret de la Sacrée Congrégation du Concile “Cum Adversa” restaura partiellement l’observance de la loi, limitant les facultés de dispense accordées précédemment aux Ordinaires dans les limites suivantes : on devait observer de nouveau l’abstinence tous les vendredis, et l’abstinence avec jeûne le jour des Cendres, le Vendredi Saint et les vigiles de l’Assomption (remplacée ensuite par celle de l’Immaculée Conception) et de Noël. Pour plus de détails, voir l’article “Quelle est actuellement la loi du jeûne ecclésiastique ? (Sodalitium n°54 de décembre 2002).

Ce serait cependant une erreur de considérer ce décret de 1949 comme étant la loi en vigueur: par ce décret, Pie XII maintenait seulement la faculté de dispense pour tous les jours prescrits sauf quatre et sauf l’abstinence les vendredis. Mais cette faculté de dispense n’ayant pas été renouvelée du fait de l’absence en acte de l’Autorité, personne, au sens propre du terme, ne peut aujourd’hui s’en prévaloir.

Toutefois,
- étant donnée l’intention exprimée par Pie XII dans le décret de 1949;
- étant donné qu’en temps normal les Ordinaires auraient pu dispenser de la loi et réduire l’obligation à seulement quatre jours par an;
- étant donné enfin que cette loi [canon 1252] n’est plus observée, de fait, depuis 1941, ce pour quoi on pourrait éventuellement invoquer – contre l’observance de la loi – une habitude de plus de quarante ans (cf. canons 25-30);
on peut être particulièrement bienveillant en acceptant les causes de suppression du jeûne et de l’abstinence pour les jours où, à partir de 1949, l’usage était d’en dispenser.

 

Exhortation

Affirmer cependant, sans donner d’autres précisions, que la loi ecclésiastique de l’abstinence et du jeûne ne prescrit plus actuellement que quatre jours de pénitence est - objectivement - une erreur.

Nous invitons donc tous les fidèles à suivre ces normes de l’Eglise et, plus généralement à porter sa propre Croix à la suite de Jésus, mortifiant les vices et la concupiscence afin de vaincre le sensualisme débordant qui empêche l’âme de s’élever vers Dieu.

 

Les cas ordinaires de dispenses :

Peuvent ne pas pratiquer l’abstinence :
- les pauvres qui reçoivent de la viande en aumône et n’ont rien d’autre à manger,
- les malades, les convalescents, les faibles d’estomac, les femmes qui allaitent, les femmes enceintes si elles sont faibles,
- les ouvriers qui font des travaux fatiguants chaque jour,
- les épouses, enfants, serviteurs et tous ceux qui exercent un travail en étant contraints quant au choix des aliments, et qui ne peuvent pas avoir d’autres nourriture suffisamment nourrissante.

Peuvent ne pas pratiquer le jeûne :
- ceux qui jeûnerait avec un grave dommage : les malades, les convalescents, les personnes faibles nerveusement, les femmes qui allaitent et qui sont enceintes,
- les pauvres qui ont déjà peu de nourriture à disposition,
- ceux qui exercent un travail qui est moralement et ordinairement incompatible avec le jeûne (ex : travaux fatiguants),
- ceux qui font un travail intellectuel très fatiguant (ex : étudiants en examens),
- ceux qui doivent faire un voyage long et fatiguant,
- pour un bien ou une œuvre de piété plus grande s’ils sont moralement incompatibles avec le jeûne (ex : assistance aux malades).

 

http://www.sodalitium.eu/

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:34

Quels sont les dimanches qu’on appelle de la Septuagésime, de la Sexagésime, et de la Quinquagésime ?

On appelle dimanches de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime les septième, sixième et cinquièmes dimanches avant celui de la Passion.

 

Pour quelle raison l’Église, du dimanche de la Septuagésime au Samedi Saint, supprime-t-elle dans les offices l’Alléluia, et use-t-elle d’ornements violets ?  

L’Église, du dimanche de la Septuagésime au Samedi Saint, supprime dans les offices l’Alléluia qui est un cri de joie et use d’ornements violets, couleur de tristesse, pour éloigner par ces marques de tristesse les fidèles des vaines joies du monde et les porter à l’esprit de pénitence.

 

Quelles considérations nous propose l’Église dans l’office des semaines de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime ?

Dans l’office de la semaine de la Septuagésime, l’Église nous représente la chute de nos premiers parents et leur juste châtiment ; dans celui de la semaine de la Sexagésime, elle nous représente le déluge universel envoyé de Dieu pour châtier les pécheurs ; dans celui des trois premiers jours de la semaine de la Quinquagésime, elle nous représente la vocation d’Abraham et la récompense accordée par Dieu à son obéissance et à sa foi.

 

D’où vient que, malgré les intentions de l’Église, dans le temps de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime plus qu’en tout autre temps on voit tant de désordres chez une partie des chrétiens ?

On voit tant de désordres chez une partie des chrétiens, en ce temps plus qu’en tout autre par la malice du démon qui, voulant contrarier les desseins de l’Église, fait ses plus grands efforts pour amener les chrétiens à vivre selon les suggestions du monde et de la chair.

 

Que devons-nous faire pour nous conformer aux desseins de l’Église pendant le carnaval ?

Pour nous conformer aux desseins de l’Église pendant le carnaval, il faut nous tenir éloignés des spectacles et des divertissements dangereux, apporter plus d’empressement à la prière et à la mortification, faisant quelque visite extraordinaire au Très Saint Sacrement, surtout s’il est publiquement exposé à notre adoration ; et tout cela pour réparer les grands désordres qui offensent Dieu en ce temps.

 

S’il y avait nécessité de se trouver à quelque dangereux divertissement du carnaval que faudrait-il faire ?

Celui qui, par nécessité, se trouve à quelque dangereux divertissement du carnaval doit implorer le secours de la grâce divine pour éviter tout péché ; puis il doit s’y comporter avec beaucoup de modestie et de retenue, et, après, recueillir son esprit dans la considération de quelque maxime de l’Évangile.

(Catéchisme de Saint Pie X).

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 19:44

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 00:01

MURILLO-Bartolome-Esteban-Adoration-des-bergersSi l’on disait à un mourant: voilà, un médecin vient d’inventer un remède-miracle, je vais te sauver et tu retrouveras rapidement ta forme d’avant, quelle ne serait pas la joie de ce malheureux en apprenant l’heureuse nouvelle. Combien plus grande fut la joie que les anges procurèrent aux bergers en leur annonçant la bonne nouvelle: le Messie est arrivé. Le Dieu “qui renverse et ressuscite” venait cette fois apporter une aide si extraordinaire aux hommes, qu’elle allait changer toute l’histoire de l’humanité.

Les hommes vivaient alors dans la barbarie: dans les chroniques de l’époque on lit avec quelle cruauté étaient traités les vaincus, les prisonniers, les malades, les enfants, les esclaves, les orphelins, les veuves; quelle haine existait entre les nations et entre les hommes; quel orgueil et quelle avarice il y avait dans la vie de chaque jour, au point que les familles elles-mêmes étaient divisées à cause du pouvoir ou de l’argent. César fut trahi et tué par son fils adoptif qui lui était si cher.

Pour ce qui concernait le culte du vrai Dieu, la situation était encore plus tragique: les différentes divinités que les peuples adoraient étaient en général toutes plus mauvaises les unes que les autres; en réalité elles n’étaient rien d’autre que des inventions de la fantaisie, des images de créatures capricieuses.

Alors que le monde et les hommes vivaient ainsi, le Seigneur pensa se faire connaître aux hommes, pour apporter à nouveau la lumière de la vérité à l’humanité tombée dans un état aussi déplorable. Et puisque Dieu est pur esprit et ne peut être vu avec les yeux humains, Il pensa une chose que Lui seul pouvait imaginer: prendre la nature humaine, tout en restant Dieu. De plus, afin que les hommes ne craignent pas ce Dieu fait homme, Il voulut venir au monde comme tous les hommes, mais en naissant d’une vierge.

De cette manière quiconque regarde maintenant l’Enfant Jésus, n’a pas à craindre un Dieu prêt à le foudroyer, mais doit admirer ce mystère, que tout le monde peut saisir, mais que personne ne peut comprendre complètement: le Seigneur qui a créé toutes choses, qui tient en vie toutes les créatures, se fait petit comme un enfant, a besoin de tout comme un enfant.

Mais si nous voulons en savoir plus, approchons-nous du lieu où Jésus est né; il s’agit comme chacun sait de la grotte de Bethléem et non du palais du roi Hérode, qui cependant n’était pas loin. Jésus a voulu naître précisément là et il ne s’agit pas d’un hasard: Dieu est Dieu, et rien n’arrive sans Sa permission.

Puisque les hommes vivaient mal, il fallait leur enseigner la vérité: Jésus le fit d’abord par l’exemple et ensuite par l’enseignement, comme nous le lisons dans les Evangiles. Si les hommes étaient cruels, c’était parce qu’ils vivaient de manière désordonnée, esclaves des passions, de l’orgueil, de l’avarice, de la sensualité.

L’orgueil est ce mouvement du cœur qui consiste en un amour et estime de soi immodérés, qui fait que nous ne voulons dépendre de personne, que nous craignons de nous voir humiliés, et que nous recherchons ce qui nous fait être estimés des autres. Jésus en naissant se soumet aux lois des hommes: le recensement voulu par Auguste obligera en effet St Joseph et la très Sainte Vierge à quitter leur habitation pour aller jusqu’à Bethléem. Jésus n’a pas voulu l’honneur du monde: Ses parents se virent refuser une place à l’hôtellerie; le Roi du ciel et de la terre, venu donner Sa vie pour le salut des hommes, a été méprisé au point de devoir prendre comme demeure celle des animaux. Loin de chercher l’estime des hommes, Jésus naît dans l’obscurité: seuls les bergers, avisés par les anges, viendront adorer Dieu fait homme.

Après cet exemple, comment pouvons-nous conserver un cœur rempli d’orgueil et de vanité, comment pouvons-nous regarder la crèche et chercher encore l’estime et la louange des hommes? Ecoutons au contraire les paroles de Jésus: “Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur” (Math. XI, 29).

L’avarice est l’amour désordonné des richesses et des biens de ce monde. St Paul nous avertit qu’elle est la source de tous les maux: en effet combien cette passion ne produit-elle pas d’injustices, d’envies, de haines, de procès, de conflits, d’animosité. Est avare non celui qui possède les richesses, mais celui qui les convoite: un riche peut en être détaché, mais un pauvre peut être avare. Jésus, venu pour guérir les passions des hommes, a voulu naître dans la plus grande pauvreté et dans l’absence de toute commodité, même les plus nécessaires pour tous les hommes; ainsi Il ne naîtra pas dans une maison lui appartenant, Il ne trouvera pas l’hospitalité auprès d’aucun parent ou ami, mais l’étable sera Sa première demeure sur la terre. Certes ce ne sont ni les palais ni les cours qui manquaient sur la terre: Son palais sera au contraire l’étable, Son berceau sera la paille, Ses vêtements seront de pauvres linges, et Sa cour sera formée de bergers.

Jésus pouvait-Il nous enseigner mieux que cela en quelle considération nous devons tenir les biens de ce monde? Si nous avons encore notre cœur attaché aux biens de la terre, rappelons-nous que les richesses ruinent l’amour de Dieu, que nous devrons de toute façon les quitter après cette vie, que quiconque meurt avec cette affection désordonnée ne peut entrer au Paradis. Ecoutons les paroles de Jésus: “Bienheureux les pauvres d’esprit, parce qu’à eux appartient le royaume des cieux” (Math. V, 3).

La sensualité est l’amour désordonné du plaisir des sens, qui naît de l’excès dans le boire, dans le manger, dans le repos, dans les aises, ainsi que des spectacles profanes. Jésus est venu pour nous guérir aussi de cette maladie: Il naît dans la souffrance, durant la nuit, dans la saison la plus froide, et venant de naître Il est couché sur la paille. Quand un enfant vient au monde, il est entouré des attentions les plus tendres, au contraire Jésus veut naître et mourir au milieu des souffrances. Un Dieu souffre pour nous, pour nos péchés, et nous ne voudrions jamais rien souffrir, nous voudrions avoir toutes les commodités! Dieu aime la pureté, et Il est venu pour guérir la plaie de la sensualité: ne devons-nous pas nous aussi désirer cette vertu? Avec quelle ardeur ne devons-nous pas chercher ou conserver la pureté tant aimée de Dieu. Nous avons vu comment Jésus fait homme, fait enfant, nous aime: comment pouvons-nous refuser de L’aimer de tout notre cœur? Il nous appelle maintenant ses frères, ses amis, ses enfants: efforçons-nous d’en être dignes. Et si le péché nous tient éloignés de Lui, demandons-Lui pardon de toutes nos forces, et Il nous obtiendra la grâce de persévérer. Ecoutons encore les paroles de Jésus: “Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu” (Math. V, 8).

Si nous voulons pénétrer dans le mystère de Noël, ne nous arrêtons pas seulement à regarder l’Enfant-Jésus, comme firent le bœuf et l’âne. Ecoutons Ses paroles, essayons de suivre ses pas, et nous serons Ses dignes disciples. Dignes, parce que nombreux sont ceux qui se disent chrétiens, mais qui vivent comme les hommes avant la venue de Jésus sur la terre. Dignes, parce que nous mépriserons les honneurs de ce monde, nous n’aurons pas le cœur tendu vers les biens terrestres, ni appesanti par la sensualité.

Et ainsi la fête de Noël ne sera pas seulement la fête de famille, la fête du repas avec la bûche, mais sera la fête de Jésus, qui viendra dans notre cœur parce qu’Il l’aura trouvé pur et semblable au Sien, parce qu’Il aura vu que nous voulons imiter non Hérode ou les scribes ou les pharisiens, mais les humbles bergers, privés de tout mais pleins de Dieu.

 

(M. l’abbé Giuseppe Murro, Sodalitium n° 45, pp. 77-78).

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 19:09

Prière à l’Enfant Jésus de Prague pouvant servir de neuvaine de Noël

(chaque jour du 16 au 24 décembre)

“Plus vous m’honorerez, plus je vous exaucerai”

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

 

I - Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire, pour mon salut et pour     celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloria Patri, etc.

 

II - Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le pont de naître le Sauveur du monde.

Gloria Patri, etc.

 

III - Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’Il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloria Patri, etc.

 

IV - Père Éternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision : je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloria Patri, etc.

 

V - Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation de Verbe.

Gloria Patri, etc.

 

V/- Et le Verbe s’est fait chair.

R/- Et Il a habité parmi nous.

 

Prions,

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que par Celui que nous avons connu extérieurement semblable à nous, nous méritions d’être réformés intérieurement. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 20:41

Ô très doux Jésus, par votre sueur de sang au jardin des Oliviers, ayez pitié des âmes de nos défunts. Ô très doux Jésus, par la souffrance de votre couronnement d’épines, ayez pitié des âmes de nos défunts. Ô très doux Jésus, par les douleurs que vous avez endurées en portant la Croix, ayez pitié des âmes de nos défunts. Ô très doux Jésus, par votre agonie sur la croix, ayez pitié des âmes de nos défunts. Ô très doux Jésus, par votre souffrance en mourant incompris, rejeté de tous et solitaire, ayez pitié des âmes de nos défunts. Prions : Ô Dieu, qui aimez à pardonner aux hommes et à les sauver, nous supplions votre miséricorde, par l’intercession de la Bienheureuse Marie toujours vierge, et de tous les saints. Que tous ceux qui sont sortis de ce monde, en particulier nos parents et nos bienfaiteurs, soient admis à la participation de la béatitude éternelle. Nous vous le demandons par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 20:38

“Que tous fassent grand cas des indulgences”

(l’Église dans le Code de droit canon)

“Pour devenir un saint, il suffit de gagner le plus d’indulgences possibles”

(st Alphonse de Liguori, docteur de l’Église)


L’Eglise nous invite à faire grand cas des indulgences qu’elle attache à certaines prières ou bonnes œuvres et par lesquelles nous est remise la peine due au péché. Il est de foi, en effet, qu’une fois le péché pardonné, il peut rester à satisfaire à la justice divine par quelque peine temporelle, et que, possédant le trésor des mérites infinis de Jésus-Christ et des mérites surabondants de la Sainte Vierge, l’Eglise a le pouvoir de nous les appliquer à nous-mêmes en cette vie ou bien, par manière de suffrage, aux âmes des défunts qui souffrent au Purgatoire.

Rappels des conditions habituelles pour l’Indulgence Plénière :

1 - Accomplir l’œuvre prescrite, avec l’intention (du mois habituelle et générale) de gagner l’indulgence.
2 - Confession (même dans la semaine précédant ou suivant l’œuvre prescrite) et communion (la veille ou la semaine suivant l’œuvre prescrite).
3 - Si la visite d’une église est demandée, on peut la faire à partir de la veille depuis midi.
4 - Faire une prière vocale quelconque selon les intentions du Souverain Pontife, c’est-à-dire de la Sainte Eglise qui sont les suivantes : exaltation de la Foi, extirpation des hérésies, conversion des pécheurs, paix entre les princes chrétiens.
5 - Être en état de grâce.

I - Indulgences que l’on peut faire durant toute l’année :
1 - Requiem æternam etc… : 300 jours chaque fois.
2 - Pie Jesu Domine, dona eis requiem sempiternam 300 jours chaque fois.
3 - Matines et Laudes de l’Office des Morts: 7 ans, Plénière si 30 jours consécutifs. Aux conditions habituelles.
4 - Un nocturne et Laudes de l’Office des Morts: 5 ans.
5 - Vêpres de l’Office des Morts: 5 ans.
6 - De profundis: 3 ans (5 pendant Novembre).
7 - Pater - Ave - Requiem: 3 ans.
8 - Miserere: 3 ans.
9 - Dies Iræ: 3 ans.
10 - Visite d’un cimetière associée à n’importe quelle prière même mentale pour les défunts: 7 ans.
11 - Récitation de n’importe quelle prière ou exercice de piété pour les défunts avec l’intention de continuer pendant 7 ou 9 jours: 3 ans, 1fois/jour. Plénière aux conditions habituelles si récitée durant les 7 ou 9 jours consécutifs.

II - Indulgences propres à tout le mois de novembre :
N’importe quelle prière ou exercice de piété pour les défunts : 3 ans 1 fois par jour ; plénière si tous les jours du mois (aux conditions habituelles).

 

III - Indulgences exceptionnelles pour les premiers jours de novembre :
- durant l’Octave de la Commémoration des fidèles défunts (du 2 au 9 Novembre), indulgence plénière pour la visite d’un cimetière en récitant une oraison quelconque même mentale pour les défunts : une fois par jour, aux conditions habituelles.
- le 2 novembre et le dimanche qui suit (donc dans l’Octave) : indulgence plénière pour la visite d’une église ou oratoire public en récitant 6 Pater-Ave-Gloria. On peut gagner l’indulgence plénière autant de fois qu’on le fait (toties quoties).


IV - Ceux qui ont fait l’Acte héroïque de charité en faveur des âmes du Purgatoire peuvent gagner une indulgence plénière aux conditions habituelles:
- toute l’année à chaque communion dans une église ou oratoire public,
- tous les lundis pour l’assistance à une Messe en faveur des âmes du Purgatoire (si c’est impossible, le dimanche qui suit).
Pour les prêtres ayant fait l’acte héroïque de charité : autel privilégié.

 

Article téléchargeable ici.

 

http://www.sodalitium.eu/ 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 04:03

CATHOLICVS-Santiago-Matamoros.jpgÀ l’apparition de Notre-Dame de Saragosse se réfère un document des archives de la Basilique du Pilar, en Espagne. C’est un ancien codex avec Les Morales de saint Grégoire-le-Grand, qui dit ceci : “ Après la Passion, la Résurrection et l’ascension au Ciel du Sauveur, la Vierge Marie a été confié à l’apôtre saint Jean ”.

C’est d’Elle que les apôtres reçurent l’impulsion nécessaire pour partir annoncer l’évangile dans le monde entier. Saint Jacques, frère de Jean et fils de Zébédée, sur la mouvance de l’Esprit Saint eut pour destination première les provinces d’Espagne. Avant de partir il baisa les mains de la Sainte Vierge et demanda sa bénédiction. Elle le salua en ces termes : “ Allez, mon fils, accomplissez le mandat du Maitre et par Lui je vous demande que dans la ville d’Espagne, où vous allez convertir à la foi le plus grand nombre d’hommes, soit construite une église en ma mémoire comme je te l’indiquerais ”. Quittant Jérusalem, saint Jacques accosta en Espagne, sur les côtes asturiennes. Il traversa tout le pays pour arriver à Oviedo, où il ne put baptiser qu’un seul homme. Il se rendit ensuite en Galice, allant prêcher dans la ville de Padron.

De là, en retournant par Castille il partit à Saragosse, grande ville des bords de l’Ebre en Aragon. Après avoir prêché pendant plusieurs jours, il ne réussit à convertir que huit personnes. Le soir, seul et en proie au découragement, il marchait le long de la rive pour se reposer et prier en silence.

Une de ces nuits où il se trouvait en prière, il entendit des voix d’anges qui chantaient : “ Je vous salue Marie, pleine de grâce… ” Agenouillé, il vit sur une colonne (ou pilier) de marbre, la Sainte Vierge entourée d’anges qui s’adressa à lui : “ Voici, Jacques, le lieu où tu construiras un temple en ma mémoire. Regarde bien ce pilier sur lequel je suis. C’est mon Fils et ton Maître qui l’a apporté par la main des Anges. Autour de lui tu bâtiras l’autel d’une chapelle. En ce lieu la vertu du Très-Haut fera des prodiges et des merveilles pour tous ceux qui, dans leurs besoins, implorent ma protection. Ce pilier restera dans ce lieu jusqu’à la fin du monde et jamais il ne manquera dans cette ville de vrais chrétiens ”.

Rempli de joie et conforté par cette présence de la Mère de Jésus-Christ, il construisit alors un temple à cet emplacement et l’aidèrent, dans sa tâche, les huit nouveaux chrétiens.

La basilique se trouve actuellement à côté du fleuve dénommé l’Ebre et conserve l’antique pilier avec son autel.

C’est la première église du monde consacrée à la Sainte Vierge. Au fil des siècles, ce temple fut reconstruit, agrandi et embelli jusqu’à devenir le magnifique bâtiment actuel.

Cet écrit est le plus ancien document conservateur d’une tradition orale qui est l’une des plus importantes de l’Espagne.

 

De retour à Jérusalem, selon les Actes des Apôtres, saint Jacques fut exécuté par Hérode Agripa (Act. 12, 1-2) ; ceci se produisit en 42 ou 44, autour de la fête de Pâque. Saint Jacques fut le premier apôtre martyr. Après sa mort, selon la tradition, son corps fut porté en Espagne.

Après avoir longtemps perdu la trace de son lieu d’ensevelissement, l’évêque Teodomiro de Iria le retrouva, dans l’année 830, grâce au rayonnement d’une étoile qui indiquait l’emplacement de son tombeau. Ce lieu fut alors appelé “le champ de l’étoile”, “Campus Stellæ”, c’est-à-dire, “Compostela”. Depuis lors, Saint Jacques de Compostelle est devenu un lieu de pèlerinage très célèbre. Sa destination est l’une des principales du monde avec Jérusalem et Rome.

 

La Bataille de Clavijo et la première apparition de “Santiago Matamoros” : Cette bataille est l’un des plus importants et célèbres combats de la Reconquête espagnole. Elle se livra dans le “Campo de la Matanza, à Clavijo, La Rioja, en Espagne, le 23 mai 844. L’origine de la guerre se trouve dans le refus du Roi Ramiro I d’Asturies de payer aux musulmans le tribut des Cent Pucelles. Le Roi Ramiro I attaqua les armées d’Abderraman II, mais quand ils arrivèrent à Najera et Albelda des renforts envoyés depuis le Maroc augmentèrent considérablement le nombre d’arabes ; ce pourquoi le Roi dût se refugier dans le Château de Clavijo, en “Monte Laturce”. Pendant la nuit lui est alors apparu l’Apôtre Saint Jacques, qui l’a assuré de sa présence dans le combat et de la victoire finale. Le lendemain, le Roi Ramiro I fit face aux musulmans et remporta le gain de la bataille dans laquelle saint Jacques a été vu, monté sur un cheval blanc. Pour célébrer cette victoire, le 25 mai dans la ville de Calahorra, le Roi a instauré le “Vœu de saint Jacques”, par lequel il a fait promettre à tous les chrétiens de la péninsule d’aller en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, pour rendre honneur et offrande au saint. Cela est l’origine de la dévotion à “Santiago Matamoros”, et son image sera le symbole de la lutte de la Chrétienté contre l’Islam.

C’est ainsi que Rodrigo Jimenez de Rada, Évêque d’Osma et Archevêque de Tolède, rapporta cette célèbre bataille.

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Oblatio Munda

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« Il faut que dure sur terre l’Oblation pure,

l’Oblatio munda.

Certains me prêtent l’intention de vouloir “ sauver

l’Église ”. Je refuse au contraire de m’associer avec

ceux qui professent ce propos “ in directo ”.

Car Dieu seul, Jésus seul sauvera Son Église dans

le Triomphe de Sa Mère. De ce fait, je suis certain.

Je n’ai pas à savoir le “ comment ”.

Par contre, je crois devoir tout sacrifier, faire tout ce

qui est en mon pouvoir, pour que perdure sur terre

l’Oblatio munda ».

Mgr Guérard des Lauriers

(Sodalitium n° 13, mars 1988)

  Spiritual Father of Sedevacantsm

«  Je ne me suis pas fait prêtre pour

commettre des sacrilèges ».

Padre Joaquin Saenz y Arriaga, S.J.

   p.barbara

« Le devoir de défendre la Messe est

un honneur et c’est une grâce ».

Père Noël Barbara

  

vinson

« Nous avons un phare de vérité, c’est Rome !

Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour

certain que celui qui est désaffectionné

de Rome est déjà tombé dans l’erreur ;

et qu’on ne peut être dans une erreur

(fondamentale, sérieuse) sans qu’il y ait

une désaffection pour Rome. Demandons

cet amour pour la Vérité et pour l’Eglise ».

 Père Georges Vinson

   

null  Le blog en espagnol

 

 

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